Comment et pourquoi la dépouille des dictateurs recèle encore des pouvoirs ?

Les dépouilles des dictateurs
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Les dépouilles des dictateurs - © Tous droits réservés

Patrick Weber revient sur le thème des dictatures à travers leur corps. Staline, Franco, Khadafi, Eva Peron, Mussolini, Hitler, Sadam Hussein, le couple Ceaucesku, Mobutu : leur dépouille mortelle a fait l’objet d’enjeux de pouvoir qui ont conduit à des situations extraordinaires. A travers la question du corps des dictateurs, le documentaire de José Bourgarel balaie l’histoire et les réactions, parfois curieuses, des foules face à de tels personnages.

Un dictateur ne meurt jamais comme tout le monde. Et un dictateur ne meurt jamais vraiment.

A sa mort, la dépouille du dictateur devient bien souvent l’objet d’enjeux de pouvoir qui conduisent à des situations tout à fait particulières. Des cas de figure multiples qui démontrent l’incroyable -et nocif- pouvoir que recèle toujours l’enveloppe charnelle des tyrans.

Film historique en même temps que réflexion sur la manipulation des peuples, " Le corps du dictateur " aborde l’Histoire au travers d’histoires qui pourraient parfois sembler sorties de la tête de scénaristes de fiction. Car la postérité des dictateurs, qu’ils aient été fascistes, communistes ou nationalistes, donne toujours lieu à des événements extrêmes.

Célébration ou relégation ; glorification ou occultation ; vénération ou disparition : un dictateur ne meurt jamais comme tout le monde. Et on a souvent du mal à le faire mourir pour de bon. A preuve l’exhumation prochaine du corps de Franco, en Espagne, qui plus de 40 après sa mort déchaîne toujours les passions

"Le corps du dictateur" à voir dans "Le temps d’une histoire" le vendredi 22 novembre dès 22h45 sur La Une.