Le quatrième pouvoir: un documentaire inédit en 2 parties coproduit par la RTBF

Le 4ème pouvoir
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Le 4ème pouvoir - © Tous droits réservés

Ce documentaire en deux parties "L’âge d’or" et "L’âge de raison" raconte l’histoire de la presse écrite en Belgique francophone de 1830 à nos jours. Il nous plonge dans près de 200 années d’archives, mettant en avant les interactions entre la presse, l'opinion et les grands événements qui ont jalonné l'histoire de la Belgique. Documentaire de Tristan Bourlard et François De Smet. A voir sur La Une le mercredi 13 novembre dès 22h

La presse écrite est une caisse de résonance de l'opinion publique et est intimement liée à la vie politique et sociale. Les courants politiques et idéologiques se sont aussi engagés dans la presse d'opinion, qui a aujourd'hui quasiment disparu. Ce documentaire en deux parties suit un fil chronologique, de 1830 à aujourd'hui. Au travers d’archives, d’interviews d’historiens et de journalistes, il nous montre en quoi la presse écrite est le quatrième pilier de la démocratie en Belgique. Il nous montre également comment la presse écrite, a dû au cours de son histoire s’adapter et évoluer au gré des innovations de la technique, innovations qui mettent aujourd'hui cette presse face à un défi de viabilité sans précédent.

Première partie : L’Âge d’Or : de 1830 à 1940

Les journaux étaient présents avant l’Indépendance de la Belgique en 1830. Le Courrier de l’Escaut par exemple existait déjà en 1929. Les contestataires de l’autorité hollandaise répandaient leurs opinions par voie de tracts et de presse. Nombreux parmi eux ont joué un rôle-clef dans le premier gouvernement belge.

La jeune nation belge se dote d’une Constitution très libérale, garantissant en toutes lettres la liberté de presse, malgré un droit de timbre très élevé. Les courants idéologiques qui structurent la Belgique vont se doter chacun de leur presse. La première guerre scolaire va polariser ces courants et offrira à cette presse de conviction l’occasion de s’affirmer. Rapidement, et dans le sillage des progrès technologiques et de l’extension de l’électorat, on assistera à une profusion de titres, dont certains marqueront longtemps l’histoire du pays (Le Peuple, le Patriote, Le Soir, La Dernière Heure…).  La première Guerre Mondiale va soumettre la presse belge à la censure, et va aussi voir éclore une presse clandestine très active. La radicalité des opinions culminera dans l’entre-deux-guerres, qui verra s’affronter par voie de presse des mouvements fortement antagonistes. La presse rexiste, dirigée par le journaliste et fondateur de Rex Léon Degrelle, figurera rapidement au centre des enjeux.

Deuxième partie : L’Âge de Raison : de 1940 à nos jours

La Seconde Guerre Mondiale voit également la presse belge soumise à la censure. Certains titres continueront leur parution sous la coupe de l’occupant. Comme en 14-18, une presse clandestine se remet à paraître. La Résistance s’illustre aussi par le coup d’éclat bien connu du " Faux Soir ". A la Libération, la Belgique s’enfoncera rapidement dans plusieurs crises successives qui mobiliseront pour la dernière fois les antagonismes entre journaux : la Question Royale et la seconde guerre scolaire. Les polémiques suivantes seront liées à la communautarisation du pays. Mais c’est à une toute autre bataille que doit se livrer la presse depuis la fin de la Guerre, sa propre survie. Déjà concurrencée par la radio, la presse doit faire face à la télévision, avant d’affronter également, à la fin du 20ème siècle, les nouvelles technologies et la presse gratuite. Le lectorat diminue, ce qui pousse les différents groupes et titres à se regrouper dans de vastes mouvements de concentration. Aujourd’hui, la question du juste modèle économique à déployer est toujours en recherche. Les grands groupes de presse sont des entreprises soumises aux lois de la rentabilité.

 

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