Le beau Serge, le premier film de Claude Chabrol

Ce premier film de Claude Chabrol a lancé la Nouvelle Vague du cinéma français, mais a également amorcé la belle carrière de Jean-Claude Brialy. 

Un classique à découvrir sur La Trois le mardi 14 avril à 21h05.

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Le beau Serge © Gaumont

L'histoire du beau Serge

Après une dizaine d'années d'absence, François (Jean-Claude Brialy) rentre à Sardent, un village de la Creuse où il a passé son enfance. Il a gardé le souvenir d'un ami, le très séduisant Serge (Gérard Blain), à qui un brillant avenir devait sourire. Mais, au village, François découvre que Serge est un alcoolique qui maltraite violemment sa femme Yvonne (Michèle Méritz), dont la jeune soeur, Marie (Bernadette Lafont), fut jadis sa petite amie. Serge, lui aussi, se souvient de François. Mal à l'aise en revoyant son ancien ami, il voudrait justifier sa conduite, expliquer sa déchéance... Bouleversé, François décide alors de tout tenter pour sauver Serge de sa triste existence. Mais il s'y emploie assez maladroitement.

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Le beau Serge © Gaumont

Claude Chabrol, un réalisateur prolifique

Claude Chabrol est né à Paris en 1930. Avant de devenir réalisateur, il a été critique aux Cahiers du Cinéma, avec ses copains de la Nouvelle Vague, François Truffaut et Jacques Rivette.

"Le beau Serge" sera le premier film d'une interminable filmographie. Chabrol réalisera un film par an, parfois même plus, jusqu'aux années 2000, aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. Leur succès sera inégal, mais on peut relever dans cette longue liste: "Docteur Popaul", avec Belmondo, "Que la bête meure", "Violette Nozière", qui valut à Isabelle Huppert le prix d'interprétation à Cannes en 1978, "L'inspecteur Lavardin", "Une affaire de femmes" ou encore "Betty", avec Marie Trintignant et "La cérémonie" avec Huppert et Sandrine Bonnaire.

Le réalisateur est décédé en 2010.

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Le beau Serge © Gaumont

Brialy, l'éternel second rôle

Né en 1933 en Algérie, Jean-Claude Brialy commence sa carrière en 1956 auprès de ses amis de la Nouvelle Vague, Eric Rhomer, Louis Malle et François Truffaut. Parfois la vedette, souvent le second rôle d'un CV long de plus de 200 films, Brialy a aussi réalisé pour le cinéma, la télévision et mis en scène au théâtre.

Il fait partie d'une nouvelle génération d'acteurs, parmi lesquels Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, mais il n'arrive pas vraiment à tirer son épingle du jeu. On peut néanmoins souligner dans sa filmographie "Les Cousins" de Chabrol (Ours d'Or à Berlin), "Le genou de Claire" d'Eric Rhomer, "L'effrontée" de Claude Miller, et "Le juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier.

En 1988, il reçoit le César du meilleur second rôle pour "Les Innocents" d'André Téchiné.

Le théâtre occupera également une grande place dans sa vie, aussi bien comme acteur que metteur en scène, au point de créer le Festival de Ramatuelle en 1985. Festival qui existe toujours, et dont la direction artistique a été reprise par Michel Boujenah, à la disparition de Brialy en 2007.

Du côté vie privée, Jean-Claude Brialy s'est beaucoup engagé dans la lutte contre le Sida, aux côtés de Line Renaud et a été un porte-parole du Sidaction.

 

Redécouvrez Jean-Claude Brialy dans une de ses premiers rôles sur La Trois le mardi 14 avril à 21h05.

Le film est disponible durant 15 jours sur Auvio. 

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