L'Appât, un western en huis clos dans les Rocky Mountains sauvages.

L’Appât, un western en huis clos dans les Rocky Mountains sauvages.
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L’Appât, un western en huis clos dans les Rocky Mountains sauvages. - © Tous droits réservés

D’habitude, un western c’est une petite ville, un ranch, un saloon… Mais dans ce film d’Anthony Mann, sorti en 1953, vous ne verrez rien de tout ça. Par contre, vous serez transportés au Kansas, dans un paysage sauvage et incroyable, celui des "Rocky Mountains", ces montagnes majestueuses américaines.

L’histoire du film : Au Far West, en 1868. Howard Kemp est à la poursuite de Ben Vandergroat, dont la tête est mise à prix pour la coquette somme de 5000 dollars. Kemp, qui se fait passer aux yeux de tous pour un shérif, est guidé par un vieux prospecteur, Jesse Tate, qu’il a rencontré en cours de route.

Ils sont rejoints par un troisième homme, Roy Anderson, qui prétend contribuer à la capture de Ben.

Nos trois "chasseurs de primes" improvisés vont alors devoir conduire leur captif et Lina, la fille d’un de ses complices, vers une ville lointaine du Kansas pour toucher l’énorme récompense. Mais le voyage sera parsemé d’embûches et de tensions…

Le 3ème film d’un cycle de 5 westerns.

"The Naked Spur" (L'Appât) fait partie du fameux cycle de westerns que le réalisateur, Anthony Mann a tournés avec comme acteur principal James Stewart. 

Et comme toujours, le réalisateur a réussi un western, de haut niveau. Un film épuré qui ne dévie à aucun moment de son sujet principal et fonce droit au but.

L’intrigue ne consistera qu’en un seul noeud dramatique. Pour le prisonnier , c'est monter ses trois geôliers les uns contre les autres et pour ces derniers, ramener le bandit en prison.

Un western proche du film noir.

Ce western, est effectivement plus proche du Film noir que les précédents westerns de Mann et est donc assez différent du western classique de l'époque. 

Envolés les héros immaculés, ici place à un homme névrosé, rongé par la haine et la colère. Un très grand numéro d'acteur dans lequel James Stewart, avec sa veste élimée, son regard fatigué mais farouche, son visage hirsute et son inquiétante détermination, casse une fois de plus son image de "bon Américain" de la plus surprenante des manières.

Pourquoi vous allez aimer ce film ?

Si certains peuvent penser que le film a quelques longueurs... Vous aurez la chance de voir, pendant 1 heure et demi une mise en scène rigoureuse et virtuose.

Vous risquez de vous émerveiller devant la perfection et le soin apportés à tel cadrage, la beauté de tel plan, la soudaineté de tel travelling, la parfaite gestion de la topographie, l'efficacité des scènes d'action.

A ce propos on reconnaitra l'importance que le cinéaste accorde aux séquences de fusillades dans les rochers les deux séquences qui encadrent L'Appât sont absolument fantastiques, la parfaite gestion du temps, du rythme et de l'espace nous donnant des moments de suspense imparables, soutenus par une bande sonore tout aussi travaillée.

Envie de voir ou revoir ce classique du western ? "L’Appât", c’est ce mercredi, à 20h40 sur la Trois !

  • Programme disponible aussi en version multilingue.
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