"Despot Housewives": le rôle des femmes de dictateurs

"Despot Housewives": le rôle des femmes de dictateurs
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Despot Housewives de Joel Soler s’intéresse aux femmes des dictateurs du 21e siècle. Quel a été leur rôle en tant que première dame ? Épouses de Charles Taylor, Bachar El Assad, Pol Pot, Sadam Hussein ou encore Khadafi, quelles influences ont-elles exercé sur les décisions de leur mari sanguinaire ? Une série passionnante en cinq épisodes pour tenter de comprendre quel a été leur véritable pouvoir et leur responsabilité dans les horreurs de l’histoire.

Disponible en exclusivité sur Auvio.

A l’image d’Asma El Assad, première dame glamour de Syrie qui s’est engagée pour la culture, réconciliant ainsi l’occident avec " l’axe du mal ", certaines épouses ont permis d’adoucir l’image de leur mari sanguinaire, les rendant " fréquentables " sur la scène internationale. A l'instar de madame Taylor, au Liberia qui organisait des œuvres caritatives pour sauver les enfants soldats tandis que son mari en recrutait pour massacrer.

D’autres, grandes dépensières, ont contribué à la chute de leur mari. Layla Ben Ali, surnommée "la Régente", dont la famille, le clan Trabelsi, décrit comme une "petite mafia" avait pris la main sur la quasi-totalité des investissements en Tunisie. Imelda Marcos, l’épouse du dictateur philippin Fernando Marcos a pillé son pays pendant plus de vingt ans. Des immeubles entiers achetés à New York avec l’argent public, l’équivalent de 200 millions de bijoux ont été récupéré après sa chute. Michelle Duvalier quant à elle, jetait des billets de sa limousine aux populations des bidonvilles d’Haïti.

Un cynisme terrifiant

Il y a aussi les femmes doctrinaires, les impératrices rouges qui se réclament du marxisme. Nexhmije Hoxha, alias " l’Araignée noire ", ex-première dame d’Albanie très active au côté de son dictateur de mari au long des années de répression. Jiang Qing, la madame Mao diabolique, a mené la révolution culturelle, responsable de la déportation de millions de personnes, elle a été condamnée à la prison à perpétuité.

Joël Soler, réalisateur de cette collection, nous livre un éventail de portraits de femmes d’autocrates en s’intéressant à un vaste panel de pays et de totalitarismes. Pour la première fois à l’écran, ces femmes de dictateur ont accepté de témoigner. Elles font souvent preuve d’un grand cynisme mais aucune n’exprime de culpabilité ; celle d’avoir participé activement ou soutenu des dictatures, malgré leur responsabilité pénale ou morale.

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