120 battements par minute, un hommage au militantisme des années sida

120 battements par minute nous embarque à Paris au début des années 90, tristement nommées "les années sida", et nous raconte l’histoire de militants activistes d’Act Up Paris, un collectif qui réunit majoritairement des jeunes séropositifs qui veulent se faire entendre et exprimer leur colère face au mépris des groupes pharmaceutiques, l’indifférence de l’opinion publique et l’absence de soutien du gouvernement français dans un pays où le sida se propage depuis près de 10 ans.

Un film salué par la critique et multirécompensé

Le film de Robin Campillo, lui-même activiste au sein du collectif dans les années 90, met en scène Nathan, joué par Arnaud Valois, nouveau venu dans le groupe, qui va être bouleversé et séduit par la radicalité de Sean, joué par Nahuel Pérez Biscayart. Il rencontre également Sophie au sein du collectif, jouée par Adèle Haenel. Le film a été primé à plusieurs reprises lors du festival de Cannes 2017 et a obtenu six César en 2018, dont celui du meilleur film. La musique originale est composée par Arnaud Rebotini.

Act Up : L’urgence de choquer

Avant l’arrivée des traitements puissants, le sida représentait en moyenne 3 morts par jour en France, le pays d’Europe le plus touché par la maladie. Afin d’exprimer la violence et la colère qu’ils avaient en eux, les militants d’Act Up ont réalisé de nombreuses actions dans le but de se faire entendre, notamment ce qu’ils appellent des "zaps", une intervention médiatique courte et provocante. Voici une brève liste des actions les plus médiatisées réalisées par Act Up, dont certaines sont mises en scène ou mentionnées dans 120 battements par minute :

  • 1990 : Un die-in (déclinaison d’un sit-in dans laquelle les participants simulent la mort) en bloquant la circulation devant le domicile de François Mitterand, Président français à l’époque.
  • 1991 : Interruption de la messe à l’église Notre Dame de Paris afin de protester contre l’église catholique et sa prise de position contre l’usage du préservatif et l’homosexualité.
  • 1992 : Dans le cadre de la polémique sur le sang contaminé, les manifestants protestent contre le Docteur Bahman Habibi, directeur médical et scientifique du CNTS (le Centre National de Transfusion Sanguine), en lui jetant du colorant rouge au visage.
  • 1993 : Pose d’un préservatif géant sur l’obélisque de la Concorde à Paris.
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Die-in de Act Up sur les Champs-Elysées à Paris © PASCAL GUYOT – AFP

Retrouvez l’histoire puissante de Nathan et Sean au sein d’Act Up dans le film de Robin Campillo qui touche au coeur en replay jusqu'au 14 novembre sur Auvio, notre plateforme de streaming illimité !

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