Qui sont ces hommes armés pour tuer ?

Qui est Mehdi Nemmouche ?  Le tueur présumé du musée juif à Bruxelles
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Qui est Mehdi Nemmouche ? Le tueur présumé du musée juif à Bruxelles - © Tous droits réservés

Comment se radicalise-t-on ? Comment devient-on une machine à tuer ? A la veille de son procès, Devoir d’enquête a retracé le parcours de Mehdi Nemmouche, le tueur présumé du musée juif. Un homme qui nie mais qui cache peut-être dans son passé, dans son enfance, une partie des clés de réponse. De son côté Jean-Claude Deffet nie avoir du sang sur les mains. Pourtant son palmarès fait froid dans le dos : attaques à main armée, vols, vente d’armes. Il se confie sur son chemin de gangster, des années 60 à nos jours. 2 enquêtes judiciaires à découvrir dans Devoir d'enquête, ce mercredi 9 janvier dès 20h20 sur la Une.

Qui est Mehdi Nemmouche ?

Le 24 mai 2014, c’est un véritable carnage. 4 personnes sont exécutées froidement au musée juif à Bruxelles. Tout le monde pense à un acte antisémite. L’œuvre d’un loup solitaire. Et pourtant…  Cette première frappe en Europe est revendiquée par le tueur au nom du futur groupe terroriste Etat Islamique. Est-elle annonciatrice des attentats de Paris et Bruxelles ?

Le tueur présumé s’appelle Mehdi Nemmouche, un franco – algérien de 29 ans. Depuis plus de 4 ans, malgré des preuves accablantes, il clame son innocence. Devoir d’enquête dresse le portrait surprenant et retrace le parcours étonnant de l’accusé.  Des témoins parlent pour la première fois de son enfance abandonnée, de sa délinquance et de sa radicalisation. Mehdi Nemmouche était prêt à commettre un attentat. Il y a eu des signaux d’alerte. Comment a-t-il pu échapper aux radars ?

Grâce à des photos et des documents inédits, Devoir d’Enquête révèle les moments forts de l’enquête. A la veille d’un procès historique, le tueur présumé le sait, il risque la perpétuité. Avec ses avocats, il tentera de semer le doute dans l’esprit des jurés.

Un Devoir d’enquête de Martine Ernst et Bernadette Saint-Rémi

 

« Tirer à vue » : les confessions d’un gangster

" Tirer à vue ", c’est une plongée dans le milieu du banditisme des années 60 à nos jours. Notre équipe a rencontré un personnage hors du commun. Il s’appelle Jean-Claude Deffet, il a 72 ans. C’est un truand à l’ancienne, sa vie est digne d’un polar, d’un film noir des années 60.  Aujourd’hui " rangé ", cet homme a accepté de revenir sur son parcours criminel, sans tabou.

Jean-Claude Deffet commence sa carrière de gangster à 22 ans, en braquant un bureau de chômage. Pendant plus de 10 ans, il enchaînera les mauvais coups : attaques à main armée, vols, vente d’armes, … Dans les années 70, il sera même considéré comme l’ennemi public numéro 1 de la région de Charleroi.

Mais rencontrer Jean-Claude Deffet permet de dépasser les clichés de la fiction, de regarder en face le côté sombre d’une vie de hors-la-loi. Même s’il n’a jamais tué, derrière chaque braquage, il y a des victimes traumatisées.

Une vie de truand, c’est aussi une vie de prisonnier. Jean-Claude Deffet a passé près de 15 ans derrière les barreaux. Ces séjours en prison montrent à quel point les conditions de détention ont évolué en près de 50 ans.

La lutte contre le banditisme a, elle aussi, connu de grands bouleversements. En 1973, pour arrêter Jean-Claude Deffet, 100 gendarmes avaient ordre de " tirer à vue ". Depuis les années 2000, une poignée d’enquêteurs, des analyses ADN et des caméras de surveillance suffisent parfois à confondre un braqueur. 

Un Devoir d’Enquête de Jean-Christophe Adnet et  Adrien Lasserre

CA S'EST JUGÉ PRES DE CHEZ VOUS

On l’appelle justice de proximité…Elle se présente comme une justice de paix. Mais quelle réalité se cache derrière ces mots qui résonnent comme des promesses ?

Pour le savoir, nous avons partagé le quotidien de Fabienne Denoncin. Depuis 18 ans, c’est elle qui incarne cette justice à Châtelet, à une dizaine de km de Charleroi. Au milieu des centaines de dossiers plaidés en audience publique, dans le huis clos de son bureau, lors de ses visites dans les hôpitaux ou au domicile des plus précarisés, elle écoute, analyse et rend la justice.

La justice qu’elle défend est humaine, incarnée, indépendante de toutes pressions…

Pour Michel, Hughette ou Léna, madame la juge va prendre des décisions qui vont changer le cours de leur vie. Famille, logement, protection des plus faibles qu’ils soient âgés ou malades, les matières sont nombreuses, diverses mais ont toutes le même enjeu : l’humain.

 

Mais aujourd’hui, elle et ses collègues craignent d’être lessivés par des décisions politiques prises si loin de leurs préoccupations. Résultat : leur territoire d’action vient de s’agrandir, des justices de paix ferment leur porte, des postes restent vacants

Madame la juge a donc accepté nos caméras pour défendre la part d’humanité qui bat au travers de chacun de ses dossiers.

Ça s’est jugé près de chez vous

Un Devoir d’enquête de Malika Attar et Jean-Michel Dehon 

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