QR le débat : Jürgen Conings, une haine hors de contrôle ?

Jürgen Conings n'a toujours pas été retrouvé.
Jürgen Conings n'a toujours pas été retrouvé. - © BELGA

Le 18 mai, le virologue Marc Van Ranst portait plainte après que des menaces de mort aient été proférées contre lui sur le site de l’asbl Viruswaanzin. Une fois le virologue placé avec sa famille en lieu sûr sous surveillance policière, les forces de l’ordre ont entamé une chasse à l’homme contre un militaire lourdement armé ayant également proféré des menaces de mort à l’encontre de l’expert.

Cet homme, c’est Jürgen Conings, ex fusiller et sniper de 46 ans.

 

Fiché au niveau 3 par l’OCAM

Le militaire originaire de Dilsem-Stokkem désormais recherché par Interpol avait déjà été repéré une première fois par la Sûreté de l’État en 2015, puis en 2018.

Entre 2017 et 2019, les services de police dressaient des procès-verbaux à son encontre pour "menaces" et "port d’une arme prohibée". Mais le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS, les renseignements militaires), ne reçoit pas ces informations.

En juin 2020, Jürgen Conings est muté dans une fonction de support, en appui des instructeurs en charge de la préparation aux missions à l’étranger. "Il avait accès à des armes et munitions pour les mettre à la disposition des militaires qui étaient formés", précise la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder. La même année, le militaire se voit retirer son habilitation de sécurité en raison de menaces proférées sur Facebook. "Dans ce cas-ci, l’individu était donc suivi et une enquête approfondie était en cours", ajoute la ministre de la Défense. "Des mesures ont été prises, plainte pénale, sanctions disciplinaires et retrait d’habilitation, mais cela n’a pas suffi".

En février dernier, l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (l’OCAM) le classait au niveau 3 sur 4 après avoir été mis au courant de ses intentions de commettre un attentat à l’encontre d’une mosquée. Problème, le SGRS cette fois ne relaie pas cette information. "Le chef du SGRS lui-même n’a pas été informé", confiait ce mercredi Ludivine Dedonder, qui n’était pas non plus au courant de ce fait.

Le 23 mai, la ministre confirmait la mise à l’écart des dépôts d’armes et des lieux d’informations sensibles d’onze autres militaires suivis par les SGRS en raison de leurs opinions radicales et de leurs accointances avec l’extrême-droite.

Soutenu sur les réseaux sociaux

45.000 membres soutiennent aujourd’hui Jürgen Conings sur un groupe Facebook intitulé "Als 1 achter Jürgen". Un soutien entre autres dû à la suspicion envers l’État qu’à engendré la crise sanitaire, estime Dave Sinardet, professeur de sciences politiques à la VUB.

 

Que pensez-vous de ces groupes de soutien ? L’affaire Jürgen Conings va-t-elle accentuer la montée des extrêmes ? Faut-il exclure de l’armée tous les profils reconnus comme extrémistes ? Jürgen Conings pourrait-il passer à l’acte ? L’État est-il responsable ?

 

Pour en débattre, Sacha Daout reçoit Denis Ducarme (MR) (Député fédéral), Ludivine Dedonder (PS) (Ministre de la Défense), François De Smet (Président de DéFI), Thomas Renard (Expert en terrorisme de l’Institut Egmont), Jérôme Jamin (Professeur de sciences politiques à l’ULiège), Pierre Thys (Professeur honoraire en psychologie à l’ULiège) et Sammy Mahdi (CD&V) (Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, adjoint à la ministre de l’Intérieur).

 

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