Notre dame... une fantaisie urbaine pétillante et pleine de charme par la réalisatrice de " La Reine des pommes " et de " La guerre est déclarée "

Notre dame...
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Entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle, Maud Crayon, une vraie parisienne née dans les Vosges, est un modèle de femme active toujours débordée. 

Côté vie privée, Maud doit composer avec deux adolescents qu’elle élève seule et avec le père de ses enfants, un ex incapable d’assumer ses responsabilités… et qu’elle a pris pour amant ! 

Côté boulot, s’il ne fait pas de doute qu’elle est une architecte de talent elle doit subir, comme tous ses collègues, la tyrannie d’un patron particulièrement irascible. 

Et comme si ça ne suffisait pas et parce que la vie vous joue bien des tours, voici qu’elle se retrouve enceinte de son ex, alors que son grand amour de jeunesse s’invite dans sa vie et qu’elle va devoir gérer un budget de 121 millions d’euros après avoir été miraculeusement sélectionnée pour réaménager le parvis de Notre-Dame…

Un titre peut en cacher un autre et une histoire répondre à une autre histoire !

" Notre dame " bien sûr, la cathédrale de Paris, objet du projet que Maud doit réaliser, symbole de Paris, monument, ici, tout en majesté et mis à l’honneur, mais que l’on a aussi tous en tête après que les flammes aient ravagé son toit en avril dernier… une de ces bizarreries que nous réserve l’actualité et qui vient éclairer cette histoire d’une manière inattendue. 

Et si déjà s’annoncent des querelles de clocher (!) pour savoir qui, d’une proposition futuriste ou d’une proposition plus conventionnelle, l’emportera pour la rénovation de Notre-Dame, on s’amuse de voir dans le film la polémique que suscite le projet de Maud, comme en son temps les colonnes de Buren dans les jardins du Palais Royal, évoquée avec malice par Valérie Donzelli, images d’archives à l’appui… une autre amusante correspondance. 

Mais attention, dans ce titre du dernier film de Valérie Donzelli, il n’y pas de trait d’union entre Notre et dame, pas plus que de D majuscule à dame. Car la Notre dame du titre c’est aussi l’héroïne du film, que la réalisatrice a judicieusement choisi d’interpréter… une jolie tournure pour résumer ce que se disent (sans toujours le réaliser !) tous les hommes qui peuplent son existence et qui fait que sa vie ressemble à un joli capharnaüm

Folie douce

Outre ces télescopages qui ajoutent au plaisir de ce film, " Notre dame " est une petite bulle enchantée dans la morosité ambiante. 

Cette chronique sociale qui aborde pêle-mêle la charge mentale et la charge bien réelle des femmes, les injonctions en tout genre, les tracas du quotidien, les inquiétudes contemporaines, mais aussi les aléas des sentiments … Valérie Donzelli a choisi de l’habiller de son humour et de sa fantaisie. 

En osant le burlesque, l’absurde, la poésie, ces incursions du cinéma muet ou de la comédie musicale, les situations, les personnages comme les interrogations, tout devient plus léger. 

Et si la réalisatrice a l’élégance de " sourire puisque c’est grave " - pour reprendre un titre de chanson d’Alain Chamfort - elle est aidée en cela par une distribution de rêve avec notamment un Bouli Lanners en vrai doux, un Samir Guesmi pour une fois en vrai dur, une Isabelle Candelier plus vraie que nature en maire de Paris, un Philippe Katerine encore une fois excellent tout comme Pierre Deladonchamp! 

" Notre dame " c’est Notre coup de cœur et Votre prochain film à voir !

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