Mille-feuilles: le choix des chroniqueurs de ce 26 avril

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De la Chine à l'Argentine en passant par les Atlantides, les chroniqueurs de Mille-feuilles vous invitent au voyage !

"Madame Chiang Kai-Shek" de Philippe PAQUET - Ed. Gallimard

"Ce livre, écrit par un sinologue belge,  raconte l’histoire de cette femme qui a vécu jusqu’à l’âge de 105 ans et qui a eu un rôle déterminant dans l’histoire de la Chine. Après avoir étudié aux Etats-Unis, elle se marie avec Chiang Kai-Shek qui est l’homme qui met fin à l’empire chinois et en fait une république. Ce que l’on ne sait pas c’est comment. En fait, c'est grâce à l’argent de sa belle famille et du milieu que sa belle famille fréquentait, à savoir le milieu un peu catho des USA où sa femme avait été envoyée étudier.

Un livre dont on n’a pas fini d’en parler et qui raconte l’histoire de ce siècle chinois." JDD

Cette première biographie en français de Madame Chiang Kai-shek révèle une vie hors du commun. Née Mayling Soong en 1898 à Shanghai, morte à 105 ans à New York, la première dame de la Chine républicaine joua un rôle si déterminant dans l'histoire de son pays qu'un journaliste put écrire : " Le plus grand homme d'Asie, c'est elle. " A partir de nombreuses sources inédites et d'enquêtes de terrain, Philippe Paquet corrige le jugement négatif trop volontiers porté sur le couple Chiang. À l'heure où, en Chine même, celui-ci fait l'objet d'une réhabilitation officielle pour son patriotisme et sa contribution à la modernisation du pays, l'auteur dépeint en Madame Chiang plus qu'une femme d'action, d'influence et de pouvoir, une véritable femme d'Etat. Chiang Kai-shek aurait-il connu le même destin sans sa femme ? Elle lui apporta l'argent de la bourgeoisie shanghaïenne, l'associa par alliance au père de la République, Sun Yat-sen, et lui procura, via le réseau missionnaire, une reconnaissance internationale. Sans la fascination des Américains pour cette Chinoise chrétienne éduquée aux Etats-Unis le soutien de Washington au Kuomintang n'aurait pas été aussi massif ni aussi durable. L'histoire de la Chine en aurait été changée.

"Les Atlantides" de Luc DELISSE - Ed. Les Impressions Nouvelles

"Le début est épatant. C’est l’histoire d’une fratrie deux filles et un garçon qui on reçu en partage  la laideur de leurs parents à savoir que ceux-ci n’ont aucune ambition. Il s’agit surtout de ne pas s’élever, de ne pas briller, de ne pas sortir  du milieu.

C’est un roman très, très étrange, comme souvent chez Luc Delisse. Un roman intrigant, un peu bizarre, éclaté voir décousu comme dirait certaines mauvaises langues. Il ne cherche pas à émouvoir, il n’est pas dans le pathos, à contre courant de ce qu’il se fait aujourd’hui.  C’est un livre qui en vaut la peine." LD

Que cherche à retrouver le héros de ce récit, partagé entre deux vies, entre une famille heureuse, une vie rangée - et une existence secrète, peuplées d'aventures amoureuses et passions plus secrètes ? Le libertinage et la fuite en avant le disputent, chez lui, à d'étranges visions d'éternité. Il s'agit de retrouver les moments de chance de la vie : là ou le destin nous tendait une perche qu'on n'a pas saisie sur l'instant. Ainsi, ce qui est raconté dans Les Atlantides, c'est le miracle de la seconde chance : cette fois, on ne laissera plus passer le bonheur qui s'offre, avec son visage de beauté pure. Ce visage est celui d'une femme. En la suivant, en la perdant, comme Orphée à la poursuite d'Eurydice, le héros va descendre, dans les cercles du plaisir et de la vie souterraine, bien plus loin qu'il n'imaginait.

"Golgotha"" de Leonardo OYOLA- Ed. Asphalte

"C’est un des auteurs les plus importants d’Argentine. Le livre raconte l’histoire de deux flics habitant dans les villas que l’on appelle "pieds noirs".  Eux ont un salaire et peuvent donc s’acheter des chaussures d’où « pieds noirs ».

Le livre n’est pas parfait, parfois il ya des descriptions de violence un peu gratuites mais son auteur ainsi que son préfacier Carlos Salem se positionnent comme des auteurs argentins qui écrivent l’Argentine, ce qui s'y passe et non pas l’Argentine que l’on vend au touriste." MD

Villa Scasso, à l'ouest de Buenos Aires. Un labyrinthe de ruelles et de murs de brique, un trou régi par ses propres lois : celle des Gamins de Scasso. Les flics restent à sa marge, comme Calavera et Lagarto. Le premier, sorti lui-même de la villa, sent toujours en lui sa brutalité et sa barbarie. Le second refuse de se laisser emporter par la violence qui gouverne les rues. Ceci est l'histoire d'une vengeance dans une enclave sauvage ; l'histoire de flics qui vouent un culte à des images pieuses, de délinquants qui vénèrent San la Muerte, et d'une guerre urbaine sourde où ceux qui survivent, ceux qui tuent, finissent corrompus, asphyxiés par leurs propres péchés. Une fulgurante chronique de la violence.

"Aller simple" de Carlos SALEM - Ed. Babel noire / Actes sud

"Une musique mélo, fade et fausse, s'égrenait mollement, une voix rachitique chantait El dia que me quieras comme s'il s'était agi d'une chanson insignifiante sans nom et sans histoire. J'enlevai le casque et Charly me demanda : -Vous comprenez maintenant pourquoi je dois le tuer? Vous me comprenez, Octavio? Je hochai la tête. Je ne comprenais toujours pas ce qui le poussait, le soupçon d'une possible folie traversa à cloche-pied la cour de mon esprit avant que je ne l'en chasse. Mais au fond, j'étais d'accord avec lui. Moi aussi, j'avais envie d'assassiner Julio Iglesias." Lorsque sa tyrannique épouse succombe brusquement dans un hôtel marocain, Octavio éprouve un mélange de panique et de soulagement. C'est le moment que choisit Soldati, chanteur de tango amateur, vendeur de glaces dans le désert et escroc à ses heures, pour débouler dans sa vie. Et la petite existence morne du timide Octavio devient une épopée délirante où l'on rencontrera des truands boliviens, des hippies échoués loin de Katmandou, un prix Nobel de littérature qui n'a jamais écrit une ligne, un chat acariâtre, une équipe de cinéma perdue dans le désert, des footballeurs en état de grâce, un nuage agaçant et... Carlos Gardel.

"L'oiseau Canadèche" de Jim DODGE - Ed.Cambourakis

"C’est un beau livre sur la vieillesse, la folie. Une ode à l’anarchie." YP

Orphelin, Titou est recueilli par son grand-père, solitaire et excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôts en premier lieu. Malgré quelques divergences de caractère - Titou a la passion des clôtures, Pépé Jake les déteste- le duo fonctionne bien, et mieux encore du jour où déboule Canadèche, canard boulimique hautement sympathique, qui devient leur inséparable compagnon. Trésor de malice et de tendresse, "L'Oiseau Canadèche" est un délicieux conte naturaliste moderne, brillant comme un cœur de canard.

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