Michel Hazanavicius, le réalisateur le plus classe du monde !

Michel Hazanavicius, le réalisateur le plus classe du monde !
2 images
Michel Hazanavicius, le réalisateur le plus classe du monde ! - © Tous droits réservés

Entre succès fulgurant et échec cuisant, la carrière de Michel Hazanavicius a des airs de montagnes russes ! De La classe américaine à The Artist en passant par OSS 117, le réalisateur est un véritable générateur d’œuvres cultes. Ce qui ne l’a pas empêché de se prendre parfois les pieds dans le tapis… Le temps d’un trajet en taxi, il se confie sur une carrière riche faites de hauts et de bas.

Michel Hazanavicius est ce qu’on pourrait appeler un couteau suisse du cinéma. Réalisateur, scénariste, producteur, monteur et occasionnellement acteur, ce touche-à-tout a le 7e art dans le sang. Rien de plus normal quand on a un grand-père qui vous convertit au cinéma muet et des parents qui ne jurent que par les westerns et les comédies de Pierre Richard. Une passion qui se transformera en vocation. Mais avant d’investir le grand écran, c’est par la petite lucarne que Michel fait ses premières armes.

D’abord stagiaire chez Canal+, il devient rapidement scénariste pour Les Nuls, l’émission avant de passer à la réalisation des sketchs de la troupe d’Alain Chabat. En 1993, il est repéré par la Warner qui lui commande un film promotionnel pour les 70 ans de la compagnie. Le résultat : La Classe Américaine, un montage d’extraits de films issus du catalogue de Warner avec des acteurs connus dont les dialogues sont redoublés. Il y pose déjà les bases de son style futur : citations visuelles, pastiche cinéphile et références à l'histoire du septième art. Cette expérience lui donne des ailes pour se lancer dans le grand bain : la réalisation de son premier long-métrage.

C’est en 1998 que sort Mes amis, satire critique, cynique, comique et virulente de la production télévisuelle française. Première œuvre, mais aussi premier échec pour le réalisateur en herbe. heureusement, la déception est de courte durée. Le monde de la publicité lui ouvre les bras et lui permet de gagner un prix pour l’un de ses spots. Il entreprend alors une carrière dans ce secteur et devient un golden boy de la publicité. Un métier qu’il apprécie car le travail est rapide et lucratif.

Sa réussite dans le domaine de la publicité lui ouvrira de nouvelles portes. Ses talents sont sollicités pour la réalisation d’un projet de grand ampleur, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions. Production avec Jean-Dujardin dans le rôle éponyme et Bérénice Bejo qui reprend le personnage créé par Jean Bruce dans une version détournée e. Le film à l’humour caustique remporte un succès monstre, ce qui permet, toujours sous la réalisation de Michel, la sortie d’un deuxième volet. Nouvelle réussite qui appelle un troisième opus ! Cependant pour la réalisation de ce dernier volet, Michel laisse sa place à Nicolas Bedos car il n’apprécie pas le scénario proposé.

Ça ne l’empêche pas de continuer de surfer sur la vague de son succès grâce à OSS 117 et réalise en 2010, The Artist, un film muet en noir et blanc avec pour vedettes le duo Jean Dujardin et Bérénice Bejo. L’œuvre connue et reconnue aujourd’hui a pourtant bien eu du mal à voir le jour, aucune chaine de télévision ne voulaient s’engager sur un film muet en noir et blanc et Jean-Dujardin a bien longtemps hésité avant d’accepter le rôle. Finalement le film se réalise et des négociations s’engagent pour faire entrer l’œuvre en compétition au Festival de Cannes, où il reçoit un bon accueil et est acheté par des distributeurs du monde entier. Bonne surprise pour la production ! Elle est félicitée en 2012 avec la réception du César et de l’Oscar du meilleur réalisateur. En tout, cinq Oscars seront décernés à The Artist. Il est à noter que Michel Hazanavicius est le deuxième réalisateur français à recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur.

Avec la réussite de The Artist, notre réalisateur est au paroxysme de sa carrière. En 2014, dans l’espoir de continuer sur cette lignée, il produit et réalise The Search, seulement c’est un nouvel échec critique et commercial. Plus tard, en 2017, il essaie de sortir la tête hors de l’eau en réalisant Le Redoutable, film avec Jean-Luc Godard dans lequel le scénario reflète une partie de la carrière de Michel. À nouveau, le film est un échec. En tant que cinéaste acharné, Michel Hazanavicius n’a pas dit son dernier mot ! Toujours en compagnie de sa femme, Bérénice Bejo, qu’il considère comme sa muse, il sort en 2020, Le prince oublié. Une comédie d’aventure fantastique avec Omar Sy. Peut-être un retour vers la gloire et le succès ?

Retrouvez Sharko ce dimanche 2 février à 20h35 sur La Trois, en replay sur RTBF Auvio et bientôt sur la chaîne Youtube d’Hep Taxi !

Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK