Les choix des chorniqueurs de ce mardi 3 mai

Décor de Mille-feuilles
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Décor de Mille-feuilles - © Tous droits réservés
Quelques propositions de lecture plutôt éclectiques de nos chroniqueurs !

« J’étais numéro 1″ de Claude DURAND - Ed. Albin Michel

« L’intérêt du livre,  c’est que Durandl n’a pas un regard de journaliste sur ces gens là mais il les a manifestement tous fréquentés de près. La distance qu’il prend, l’humour, l’intelligence, la critique qui n’épargne rien est irrésistible parce que c’est un maître du langage. C’est une concentration de virtuosité verbale absolument inouïe et en même temps, une façon de faire leur portrait à tous sans méchanceté exagérée non plus. On n’est pas dans la brutalité comme on voit aujourd’hui dans certains humouristes, ça reste humain ! C’est le livre qui m’a fait le plus rire depuis longtemps et de plus en plus, au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture. «  JDD

Jusqu’à sa mort, on lui donnera du «Monsieur le Président» : il a été chef de l’État, numéro un de son pays. Plus très vert, il n’est pas assuré de rester dans l’Histoire. Pour conjurer l’oubli, il livre ses souvenirs parfois lacunaires, souvent enjolivés, toujours cruels. On découvre la face cachée du pouvoir tel qu’il s’exerce en France, celle d’une Cour agitée par les complots les plus insignifiants, interrompus, rarement, par le vertige d’une décision importante à prendre.

Parallèlement à ce passé qui défile à un rythme endiablé sous les yeux du lecteur, maintes pages inavouables de sa vie affluent irrésistiblement à l’esprit de l’aventurier politique. C’est du dialogue entre ces deux mémoires, publique et secrète, qu’est tissé ce roman vrai.

« L’amie Slovène » de Françoise HOUDART - Ed. Luce Wilquin

« Un roman sur l’amitié, de ces liens étranges qui perdurent même si l’on se perd de vue. L’intéressant c’est le mélange entre l’histoire individuelle, intime de gens et l’histoire générale, politique. C’est une réflexion sur ce qu’était la Slovénie, des a priori que l’on pouvait avoir sur la soi-disant non liberté hors cette ville. » LD

« Je me demandais pourquoi nous ne nous étions jamais perdues de vue, Lara et moi, pendant toutes ces années de nos vies à construire, déconstruire, restaurer.
Je me le demandais encore à l’instant où, seule devant l’écran de mon ordinateur, je confirmais à Lara ma décision de la rejoindre enfin là-bas, à Ljubljana où elle avait fui trente-cinq années auparavant. »

« L’honorable société » de DOA & Dominique MANOTTI- Ed. Gallimard/Série noire

« Il y a une flopée de personnages, ça part dans tous les sens. On a un peur de notre situation nucléaire vu touts les éléments amenés ici. C’est un très bon délassement, c’est un très bon roman, une super enquête ! » MD

L’honorable société Roman noir Prenez un homicide, par exemple celui d’un employé du Commissariat à l’énergie atomique - et quel employé ! -, ajoutez un groupuscule éco terroriste, des agents troubles, une femme trahie, un père inquiet pour sa fille unique, des policiers du Quai des Orfèvres, une grande patronne, des journalistes, des politiciens en campagne - tout cela se passe entre les deux tours de l’élection présidentielle -, l’avenir stratégique et financier de l’industrie nucléaire française, Dominique Manotti et DOA, et vous obtenez une véritable affaire d’État… Ou presque. Comme toujours, toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est évidemment fortuite.

« Je suis très à cheval sur les principes » de David SEDARIS - Ed. Points

« Ce chroniqueur fétiche du Newyorker que les gens dévorent, a une vie extrêmement « pépère ». Il a le même petit confort, le même compagnon depuis 20-30 ans, il partage sa vie entre New-York, Paris et la Normandie mais tout cela de façon très codifiée…et à la fois c’est quelqu’un à qui il lui arrive un nombre invraisemblables d’anecdotes  fascinantes à la minute !

C’est quelqu’un qui teste beaucoup ses textes en public dans des lectures donc il réécrit pas mal et ca tombe vraiment bien parce qu’à la fin on se dit « Effectivement ça été vécu ! » ».YP

Porter un noeud papillon nuit-il à la vie sexuelle ? Peut-on larguer son petit ami quand on ne sait ni cuisiner ni lire un plan ? Faut-il avoir peur des microbes dans les salles de cinéma ? Comment peut-on être français ? Voilà quelques-unes des questions que pose David Sedaris dans ce ‘livre à sketches’ proche du one-man show, où il passe en revue les travers de notre société. 

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