Léa Seydoux insolente, humiliée et parfois vulnérable dans cette comédie de mœurs

Dans "Le Journal d’une femme de chambre" avec Léa Seydoux, Benoît Jacquot adapte le roman éponyme d’Octave Mirbeau paru en 1900. Pour lui, la violence des rapports sociaux est aujourd’hui "tout aussi virulente".

"Journal d’une femme de chambre” raconte l’histoire de Célestine (Léa Seydoux), domestique au tournant du XXe siècle. Nouvellement arrivée en province au service d’un couple, les Lanlaire, elle doit faire face à la dureté de sa patronne et aux avances du mari. Elle va être aussi peu à peu fascinée par le jardinier, interprété par Vincent Lindon.

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Léa Seydoux se retrouve ainsi dans la peau d’une fille refusant la soumission et cherchant à acquérir son indépendance. Le visage souvent fermé, tout en énergie butée, Léa Seydoux incarne avec une forte présence l’héroïne au caractère bien trempé, insolente mais parfois vulnérable, succédant dans ce rôle à Jeanne Moreau dans le film de Luis Bunuel, sorti en 1964.

Montant et descendant les escaliers de la maison, se pressant dans les couloirs pour tenter de satisfaire une patronne toujours mécontente, Célestine apparaît acculée, confrontée à la cruauté sociale et la brutalité masculine, subissant les humiliations sans parvenir à échapper à sa condition.

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AFP

"Je voulais que l’on essaie de ressentir le plus physiquement possible son trajet mental, son épreuve constante", souligne Benoît Jacquot.

A travers cette histoire, le réalisateur de 68 ans dit aussi avoir voulu parler de questions très actuelles, comme la discrimination sociale et l’esclavage salarié.

"Ce qui m’intéressait immédiatement, à travers l’itinéraire d’une jeune femme de chambre – et à cette époque-là, c’était vraiment une sorte d’esclavagisme -, c’était de faire surgir des échos contemporains", explique Benoît Jacquot, pointant une "violence radicale" qui "tient à la condition féminine, à la condition salariée, au climat général" aujourd’hui.

► Journal d’une femme de chambre, c’est ce jeudi 7 novembre à 21h20 sur la Trois… ou en streaming gratuit sur Auvio.

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