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L'âme slave de Plastic Bertrand : " j'ai ressenti une espèce de racisme parce que j'étais différent " - RTBF 69 minutes sans chichis

L'âme slave de Plastic Bertrand : " j'ai ressenti une espèce de racisme parce que j'étais différent "

  • Même s’il répond au nom bien de chez nous de Roger Jouret, Plastic a des origines slaves.

    Sa maman, Motia, était ukrainienne. Pendant la guerre, elle fait la connaissance de Théo dans un camp de détention en Allemagne. C'est le coup de foudre !

    Théo et Motia s'installent ensuite à Bruxelles. Théo a déjà une fille, Gigi. Le couple donnera naissance à quatre enfants. Plastic est le petit dernier, le chouchou, le chéri de sa maman !

    Motia a toujours vu en lui un être à part et elle a encouragé cette différence. Elle ne lui a, par exemple, jamais dit " sois comme les autres ", mais " soi toi ".

    Plastic a donc pu développer sa passion pour la musique avec le soutien de ses proches. Même si, en choisissant la batterie comme instrument, il leur a souvent cassé les oreilles ! Mais il fallait bien qu'il répète... au grenier de préférence...

    Quoi qu'il en soit, le vrai choc, pour les parents, a été de voir un jour leur fils débarquer en punk, avec une mèche rose dans les cheveux et une épingle à nourrice dans la joue ! Les soeurs de Plastic se souviennent encore de leur réaction atterrée !

    Il faut dire qu'à l'époque, les parents cultivaient la discrétion. Pour Motia, le mot d'ordre était l'intégration. Depuis son arrivée en Belgique, elle avait toujours fait en sorte de se fondre dans le paysage. Elle avait trop peur de se faire renvoyer en Ukraine, comme bon nombre de ses compatriotes à l'époque.

    Motia voulait être assimilée à une vraie Belge. Et, même si son accent la trahissait, elle n'a jamais voulu transmettre sa langue et sa culture à ses enfants. Elle les a, au contraire, toujours élevés en parfaits Bruxellois. Plastic, qui était bon élève, a d'ailleurs bénéficié d'une bourse pour étudier dans un établissement très en vue de la capitale.

    Cette peur du rejet s'est insinuée à son tour dans les veines de Plastic qui en garde une aversion exacerbée pour toute forme de ségrégation. Il a d'ailleurs confié à Joëlle : " je peux avoir des yeux bleus et des cheveux blonds, j'ai ressenti une espèce de racisme parce que j'étais différent ".

    Joëlle a demandé à Plastic ce qu'il avait de l'âme slave. Voyez ce qu'il a répondu... Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que plus l'artiste avance en âge, plus ces racines slaves lui collent à la peau...

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