Justine Katz : " A force d'entendre ces récits, on porte un peu de cette souffrance "

Justine Katz : " On porte un peu de cette souffrance "
Justine Katz : " On porte un peu de cette souffrance " - © Ph. Buissin - ©Ph. BUISSIN / IMAGELLAN

Près d’un an après les attentats de Bruxelles, nous avons rencontré celle qui vous a accompagné lors de ces tristes événements. Justine Katz, surnommée " Madame Attentats ", continue de mener l’enquête pour faire la lumière sur la journée du 22 mars. Rencontre…

C’est en pleine préparation de la soirée spéciale Attentats de Bruxelles qu’elle présentera le 15 mars prochain, à 19h55 sur La Une, avec François De Brigode que nous rencontrons Justine Katz. La journaliste, souriante et posée, nous parle de l’enquête qu’elle mène depuis des mois.

Justine Katz, que pourra-t-on découvrir dans votre reportage ?

C’est un tout nouvel éclairage sur ce qui s’est passé.  Nous mettons toutes les pièces du puzzle ensemble, depuis l’arrestation de Salah Abdeslam jusqu’à la traque de ceux qui ont fui après les attentats de Bruxelles. Nous avons regroupé de nombreux témoignages de policiers, d’enquêteurs, de membres des unités spéciales ainsi que de nouvelles informations.

Y aura-t-il des révélations ?

Oui, nous apporterons des éléments neufs. Il y aura aussi une grande nouveauté : l’utilisation de reconstitutions 3D qui permettront de reproduire les moments clés de l’enquête.

Depuis plus d’un an, votre image est associée aux dossiers terroristes mais pour beaucoup de téléspectateurs, vous incarnez le côté " rassurant " des attentats. Le saviez-vous ?

C’est ce qu’on m’a dit (sourire). Ce n’était pas une attitude volontaire. Je souhaitais juste expliquer les choses de façon claire, calme. Distinguer le vrai du faux. Je pense que c’est cette volonté d’expliquer les faits sans tomber dans le sensationnalisme qui a plu.

Depuis, comment vivez-vous cette nouvelle notoriété ?

C’était un peu surprenant au départ. Après les attentats de Paris, j’avais travaillé 13 jours sans arrêt. Lorsque je suis sortie faire mes premières courses, des gens sont venus me parler, d’autres me reconnaissaient dans la rue. Il faut s’habituer (rires) mais leurs démarches étaient toujours extrêmement gentilles et positives.

Est-ce difficile, au quotidien, de travailler sur ces dossiers ?

Même un an après, on se rend compte que l’émotion est encore bien présente. On recueille de nombreux témoignages, de nombreux vécus des gens. Et même si nous n’étions pas sur le terrain, à force d’entendre ces récits, on porte un peu de cette souffrance.

Dans l’avenir, vous aimeriez continuer sur cette voie ? 

Actuellement, la menace reste bien présente, donc oui je souhaite continuer à informer sur ce sujet. Dans quelques années, on va juger toutes ces personnes. Je pense que j’aurai envie d’aller jusqu’aux procès afin de " boucler la boucle ", alors je pourrai passer à quelque chose de plus réjouissant j’espère (sourire).

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