Jean-Pierre Marielle : depuis ses années lycée, il lit Tchekhov, il joue Tchekhov !

Jean-Pierre Marielle dans Hep Taxi !
Jean-Pierre Marielle dans Hep Taxi ! - © Hep Taxi ! M. Leroy

« Si des gens ont envie de parler de moi, qu’ils en parlent. Mais moi ? Parler de moi ? Qu’est-ce que vous voulez que je dise ? J’aime mieux parler des autres, des gens que j’aime, des auteurs que j’aime, de la musique que j’aime. J’aime beaucoup le jazz. Voilà, je suis un grand amateur de jazz. »

Cinéastes, musiciens ou auteurs, Jean-Pierre Marielle vivait entouré de personnes qu’il admire, et dont il aime parler. En 2010, il a fait un tour dans Hep Taxi où il est revenu sur ses auteurs préférés.

Léonard Cohen

En musique, c’est un amour profond pour le jazz qu’il ressent. Coleman Hawkins, Lester Young, et surtout Leonard Cohen, dont il a gardé le chapeau après l’avoir rencontré en 2010. Sa sensibilité musicale vient de son enfance bercée dans le jazz, amplifiée par sa sœur qui jouait au Hot Club de France. Mais c’est sans doute son père, pianiste, qui lui a donné l’envie d’en jouer. Malheureusement, sa carrière de musicien va prendre fin quand sa professeure de piano lui brûle accidentellement les mains en renversant de la soupe. A la suite de cet évènement, il décide de ne jamais être musicien.  

Anton Tchekhov

Quand on lui demande pourquoi il aime autant Anton Tchekhov, il répond simplement Pourquoi ? Ben, relisez-le. ".

Et si on le questionne sur ce qu’il aime de la bibliographie de l’auteur russe : " Tout ". Depuis ses années lycées, il lit Tchekhov, il joue Tchekhov. De L’Ours à La demande en mariage au théâtre, à La petite Lili sur grand écran, l’auteur russe l’a suivi toute sa vie.

Groucho Marx

Sa génération a été influencée par les Marx Brothers, et en particulier par le personnage Groucho Marx. C’est son insolence qu’il admire complètement, mais surtout son côté surréaliste. Quand les autres Marx Brothers se calmaient et faisaient de la poésie, il restait violent et méchant. Cette insolence de ne pas courber l’échine le fascinait. Et il n’était pas le seul, puisqu’il raconte qu’en passant le concours du Conservatoire, Belmondo marchait comme Groucho. 

Olivier Van Malderghem

Lors de son passage dans le taxi, Jean-Pierre Marielle tournait Rondo, un film d’Olivier Van Malderghem. " Un vrai bonheur de travailler avec lui ", confiait le comédien. Il le décrit comme un homme sensible, intelligent, brillant, et qui le laisse s’exprimer. Il aime sa manière de ne pas trop le diriger, mais de lui faire comprendre subtilement ce qu’il attendait d’une scène.

Quand il vous dit " on en refait une ", vous savez pourquoi quelque part. Vous sentez pourquoi on en refait une et ça, c’est du talent. Parce qu’il est évident que quand vous faites une prise et qu’un metteur en scène vous dit tout à coup ce qu’il faut faire, vous faites ce qu’il vous demande. Vous, vous disparaissez, vous ne pouvez plus vraiment vous exprimer. "

Si ce grand acteur ne s’exprimera plus, il ne disparaît pas pour autant. La RTBF lui rend hommage avec une soirée spéciale sur la Trois ce jeudi soir, où vous pourrez redécouvrir à 23h son interview dans Hep Taxi!, ainsi que ce vendredi 26 à 14h55 ou sur AUVIO.

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