Alors ? Dry Martini pour tout le monde ?

Découvrez la recette personnelle du cinéaste Luis Buñuel, qu’il dévoile dans “Le charme discret de la bourgeoisie”.

On ne compte plus les célèbres amateurs de Martini : Ernest Hemingway, Humphrey Bogart, James Bond, Franklin Roosevelt ou encore Winston Churchill.

Mais le cinéaste surréaliste Luis Buñuel - à qui l’on doit des chefs-d’œuvre comme “Un chien andalou” ou “Belle de jour” - a carrément eu l’audace d’intégrer sa petite recette perso dans le scénario d’un de ces films.

Il n’existe pas de meilleur tranquillisant que le Dry Martini. Je l’ai lu dans un journal féminin. Laissez-moi faire je vais le préparer” déclame Paul Frankeur dans Le charme discret de la bourgeoisie, qui a d’ailleurs remporté l’Oscar du meilleur film étranger en 1973.

Ecoutez la recette dans l’extrait si dessous :

Fan inconditionnel de Dry-Martini, Luis Buñuel en buvait "pour provoquer et entretenir une rêverie", comme il l’explique dans ses mémoires “Mon dernier soupir”. Il a d’ailleurs consacré plusieurs pages sur le sujet :

Comme tous les cocktails, le dry-martini est probablement une invention américaine. Il se compose essentiellement de gin et de quelques gouttes d’un vermouth, de préférence du Noilly-Prat. Les véritables amateurs, qui aiment leur dry-martini très sec, allaient jusqu’à prétendre qu’il fallait simplement laisser un rayon de soleil traverser une bouteille de Noilly-Prat avant d’aller toucher le verre de gin. Un bon dry-martini, disait-on à une certaine époque en Amérique, doit ressembler à la conception de la Vierge Marie.

Et de poursuivre passionnément avec sa recette maison de Dry-Martini, en tout point semblable à celle que l’on peut voir dans “Le charme discret de la bourgeoisie”.

Pour faire un Dry-Martini "à la Buñuel", il faut d’abord (et surtout), que la glace utilisée soit très froide et très dure, à une température d’environ – 20 °C (“Rien n’est pire qu’un martini mouillé”). Tout le nécessaire (les verres, le gin, et le shaker) doit se trouver au frais dans le frigo, au moins un jour avant la conception du Dry-Martini.

Voici les étapes à suivre, au moment recevoir les invités :

  • Sur la glace, verser quelques gouttes de Noilly Prat (Vermouth) et ½ càc d’Angustura.
  • Agiter le tout, vider, et ne garder que la glace (oui, oui !)
  • Sur la glace qui porte la trace légère des deux parfums”, verser le gin pur.
  • Agitez encore un peu.
  • Servir.

Cheers ! Et n’oubliez pas, "le Dry-Martini se boit comme le champagne, il faut le mâcher un peu !"

► Ne manquez pas “Le charme discret de la bourgeoisie” de Luis Buñuel ce mardi 22 octobre à 21h10 sur la Trois dans votre séance “Classic Ciné” !

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YVES MANCIET
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