La défense de PPDA chez Yann Barthès, dans "Quotidien", choque

Patrick Poivre d’Arvor s’est exprimé mercredi 3 mars dans l’émission "Quotidien" présentée par Yann Barthès sur TMC concernant les accusations qui le visent. L’ex-présentateur du JT de 20h sur TF1 est en effet accusé par Florence Porcel, journaliste et autrice, de viols commis entre 2004 et 2009. Une affaire révélée par le journal "Le Parisien", le 19 février. Depuis lors, PPDA s’était contenté de publier un communiqué pour démentir les faits mais ne s’était pas exprimé dans les médias. Il a donc choisi le plateau de "Quotidien" pour exposer sa version, sa "vérité". Une entrevue qui a révolté de nombreux internautes.

Le journaliste aujourd’hui âgé de 73 ans a reconnu qu’il avait rencontré pour la première fois Florence Porcel, alors étudiante, en 2004, lorsqu’elle avait 21 ans et lui, 57. Une première rencontre "de quinze – vingt minutes" suivie de rares autres rendez-vous : "J’ai dû voir cette jeune femme cinq-six fois en dix-sept ans".

Durant les 26 minutes d’interview, Patrick Poivre d’Arvor insiste plusieurs fois sur le fait qu’il a simplement voulu "rendre service" à cette jeune-femme qui lui demandait des conseils pour sa carrière littéraire (PPDA étant également écrivain) ou pour faire circuler son CV. Il répète également que Florence Porcel avait une "admiration" et une "fascination" pour lui, voire une "fixation" et que "s’il y a eu séduction ou tentative de séduction, elle ne vient pas de [lui]". Il se présente comme victime de sa notoriété, faisant allusion à des jeunes femmes qui l’attendaient à la sortie de TF1 pour signer des autographes.

Une victimisation qui a fait bondir plusieurs internautes. Tout comme sa façon de discréditer la plaignante, insinuant qu’elle avait peut-être des problèmes mentaux "je ne suis pas dans sa tête, je n’ai pas demandé d’expertise psychiatrique", ou qu’elle cherche simplement à assurer via cette attention médiatique la promotion d’un livre qu’elle a publié en janvier.

Mais ce qui a surtout choqué c’est la banalisation des agressions. Quand Yann Barthès demande : "Est-ce que vous pensez que votre comportement, comme celui de beaucoup d’hommes de votre génération, ne correspond plus à l’époque dans laquelle on est ?" PPDA répond tout naturellement : "Ce n’est pas impossible. J’ai réfléchi à ça depuis. Ce comportement où il y avait parfois des petits bisous dans le cou, parfois des petits compliments ou parfois du charme ou de la séduction. Ce comportement aujourd’hui n’est plus accepté par les jeunes générations ou par un certain nombre de jeunes générations. Si vous voulez mon avis, je le regrette. Moi j’ai peut-être dragué, mais je n’ai jamais fait de drague lourde." Beaucoup ont rappelé que des bisous dans le cou non consentis, ça n’a rien d’anodin ! 

C’est donc un sentiment d’indignation qui a dominé chez de nombreux téléspectateurs, malgré les tentatives de PPDA de se blanchir de toute accusation : "Ce que je peux vous dire, c’est que de ma vie, jamais, je n’ai accepté une relation qui ne serait pas consentie, qui serait forcée, que ce soit sentimental ou sexuel. Jamais de ma vie." Il a répété : "rien de pire que de contraindre quiconque à quoique ce soit" et a affirmé également que "ce mouvement de libération de la parole des femmes doit continuer" tout en condamnant l’anonymat qui règne sur les réseaux sociaux et les transforme en "tribunaux populaires".

Ce passage dans "Quotidien" n’a en tout cas pas apaisé les relations entre PPDA et internautes…

D’ailleurs certains s’en sont également pris à Yann Barthès qu’ils ont jugé trop coulant avec son invité.

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