Jennifer Lawrence explique pourquoi on ne l'a plus vue sur les écrans pendant 2 ans

Depuis 2019, plus de nouvelles de Jennifer Lawrence. Après avoir enchaîné les succès, l’actrice avait décidé de s’octroyer une longue pause. La voilà à présent de retour, enceinte, pour la très attendue comédie satirique Netflix de Noël Don’t Look Up avec un casting de fou.

Pour son retour, Jennifer Lawrence s’offre la couverture américaine de Vanity Fair et a accordé au magazine un long entretien avec en bonus, un très beau shooting. Début 2018, elle était l’une des actrices les mieux payées au monde, lauréate d’un Oscar, mais après 14 films en 7 ans, elle en avait assez. Ses quatre derniers films (Passengers, Mother !, Red Sparrow et le 12e film X-Men, Dark Phoenix) avaient été des déceptions critiques ou au box-office. "Je ne pompais pas la qualité que j’aurais dû avoir" dit-elle. "Je pense juste que tout le monde en avait marre de moi. J’en avais marre de moi. C’était juste arrivé à un point où je ne pouvais rien faire de bien".

Don’t Look Up : 2 stars, 2 salaires

Dans cette comédie de fin du monde d’Adam McKay, la première pour l’actrice, Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio incarnent des scientifiques criant à une société polarisée de prendre au sérieux la comète se précipitant vers la planète. Le casting est richement complété : Ariana Grande, Matthew Perry, Jonah Hill, Timothée Chalamet, Cate Blanchett et Meryl Streep.

La journaliste de Vanity Fair lui fait remarquer que son nom apparaît en premier dans le générique d’ouverture, d’une demi-seconde, avant d’être rejoint par celui de Leonardo DiCaprio. Et c’est avec un petit sourire satisfait sur son visage que l’actrice répond : "J’étais le numéro un sur la feuille d’appel, alors….". Lawrence a été payée 25 millions de dollars pour le film, contre 30 millions de dollars pour DiCaprio. Ce qui revient à 83 cents pour son dollar à lui. Et la journaliste de souligner que ces chiffres correspondent étonnamment aux données du Bureau of Labor Statistics qui ont montré que les revenus annuels des femmes travaillant à temps plein en 2020 étaient de 82,3% de ceux des hommes. Et cet écart est plus grand encore pour les femmes de couleur à Hollywood et au-delà.

"Oui, j’ai vu ça aussi", dit-elle. "Regardez, Leo rapporte plus au box-office que moi. Je suis extrêmement chanceuse et heureuse de mon accord. Mais dans d’autres situations, ce que j’ai vu – et je suis sûre que d’autres femmes sur le marché du travail l’ont également vu – c’est qu’il est extrêmement inconfortable de se renseigner sur l’égalité de rémunération. Et si vous remettez en question quelque chose qui semble inégal, on vous dit que ce n’est pas une disparité entre les sexes, mais ils ne peuvent pas vous dire de quoi il s’agit exactement".

Jennifer Lawrence a aujourd’hui 31 ans, elle reprend du service avec l’idée d’être plus réfléchie avec ses choix et peut-être de moins plaire aux gens, et alors qu’elle avait toujours voulu travailler un jour avec Adam McKay et qu’elle avait toujours voulu être maman, l’avenir semble radieux.

Don’t Look Up sera disponible en streaming le jour du réveillon de Noël sur une grande plateforme de streaming.

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Jennifer Lawrence et Jean-Marie Bigard : quel rapport ?

Lawrence revient sur ce terrible événement dans sa vie en 2014, lorsque cinq nudes privés d'elle avaient été piratés par un hacker américain qui s’était introduit dans les ordinateurs et téléphones portables de célébrités via des comptes iCloud. Il avait mis en ligne des dizaines de photos intimes de stars (Jennifer Lawrence mais aussi Rihanna, Kim Kardashian, Kirsten Dunst, Kate Bosworth ou Mary-Kate Olsen). Jennifer Lawrence avait expliqué que les photos d’elle nue étaient destinées à l’époque à un petit-ami qui vivait alors loin d’elle. En janvier 2017, Majerczyk avait été condamné pour ces faits à neuf mois de prison. 

"N’importe qui peut aller regarder mon corps nu sans mon consentement, à n’importe quel moment de la journée", dit-elle. "Quelqu’un en France vient de les republier. Mon traumatisme existera pour toujours".

Sorti le 22 juillet dernier, Bigard magazine (oui ça existe !) comportait 200 "blagues" de Jean-Marie Bigard, et comme à son habitude, des photos de femmes dénudées agrémentées de commentaires graveleux… mais aussi ces clichés piratés de Jennifer Lawrence nue. C’est pour ces dernières photos que le journal a été condamné cette semaine par le juge des référés du tribunal judiciaire de Nanterre à verser 20.000 euros à la comédienne. Le juge a justifié sa décision par "le préjudice moral subi (par Jennifer Lawrence) à la suite de l’atteinte portée à sa vie privée et au droit dont elle dispose sur son image".

 

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