Orelsan donne sa vision de la civilisation dans son nouvel album haletant

15 titres, 57 minutes 43 et des morceaux multigénérationnels, c’est ce que propose Orlsan avec la sortie de son nouvel album " Civilisation ". On savait qu’il préparait son retour avec son acolyte Skread (qui signe les prods) et que des collaborations impressionnantes nous attendaient. Aujourd‘hui on découvre un album très complet et interpellant.  

" L’odeur de l’essence " donne le ton  

Sorti ce vendredi, l’album a fait une entrée remarquée grâce à un petit avant-goût nommé " L’odeur de l’essence ". Ce morceau explosif constate l’état du monde. On y retrouve des thèmes sociaux et surtout un regard désenchanté sur la société (" Nourrit aux jugements, nourrit aux clichés "). 

Il ne manque pas de souligner les dérives politiques en rappant " qu’est-ce qui nous gouverne ? la peur et l’anxiété // Les moutons veulent juste un leader charismatique ".  

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Au début du morceau, Orelsan prend position directement grâce à une satire des Français d’extrême droite en évoquant leur nostalgie de la grandeur d’une France passée. Sans oublier de citer cette peur : “ les persuader qu'des étrangers vont v'nir dans leurs salons pour les remplacer” ou encore l'incompréhension " saisir ceux qui voient leur foi dénigrée sans qu'ils aient rien demandé”.  

"L’odeur de l’essence " est le miroir de cet album assez trash sur la fin de notre civilisation : " Génération Z parce que c’est la dernière " ou encore " On va tomber comme les Mongols / Comme les Égyptiens, comme les Romains, comme les Mayas, comme les Grecs / Faut qu'on reboot, faut qu'on reset” rappe-t-il.  

L’album " Civilisation " aborde différents thèmes  

" L’odeur de l’essence " (sorti comme teaser) nous a mis une claque et on s’attendait à un album très pessimiste mettant en exergue les maux de notre civilisation. Finalement l’opus est plus nuancé et aborde aussi des thèmes personnels. Pour AFP, Orelsan raconte : "J’ai 39 ans, je suis marié, c’est le dernier album de mon contrat (avec la maison de disques), il y a une première partie réflexion sur le passé, un côté négatif puis un côté plus positif". 

 Sur le début du titre " Casseurs Flowters Infinity ", Orelsan se confie à Gringe, son compagnon des débuts, " Je vais faire un album qui parle que de ma meuf et de la société ".  Très pertinent puisqu’il jongle entre ces femmes, celle qui picole dans " Bébéboa ", puis celle qu’il aime dans " Athéna " pour finir avec celle qu’il pourrait perdre dans " Ensemble ". 

On se laisse emporter par sa douce ballade de " La Quête " qui nous glace le sang au milieu avec le suicide d’un professeur de musique.  

Le morceau " Manifeste " rejoint " L’odeur de l’essence " avec des thématiques politiques et sociales. Quant à " Baise le monde ", la chanson aborde le désastre écologique et l’exploitation humaine.  

L’album ferme sa parenthèse avec " Civilisation ", un titre très puissant qui dénonce de manière plus positive en apportant de l’espoir : " Faut qu’on brise ce putain d’cercle, il est vicieux, c’putain d’cercle, j’peux pas l’faire tout seul, faut qu’tu m’aides // Marche avec moi, apprends-moi ". Cette chanson qui mélange l’ombre et la lumière apporte de jolies réflexions à cet album. Finalement, il est peut-être possible d’éviter le crash ? A moins que…  

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