Daft Punk : des collaborateurs tentent d’expliquer pourquoi ils se sont séparés

Souvenez-vous, en février, la fin de Daft Punk était dans une vidéo énigmatique et parvenait à se dominer une actu pourtant toujours très marquée par la pandémie mondiale. Tout le monde, ou presque, ne parle plus que de ça, commente, lance de folles rumeurs, y va de son hommage. Thomas Bangalter lui-même adressera un message, dans Quotidien, qui ne contribuera en réalité qu’à entretenir le mystère.

5 mois plus tard, le magazine Society leur consacre sa couverture et tente de trouver les raisons de leur séparation en interrogeant leurs collaborateurs.

Un dossier de 15 pages déjà abondamment relayé et commenté dans les autres médias.

N’attendez pas cependant de révélations fracassantes. Les collaborateurs, pour l’essentiel, ne donnent pas la raison de la séparation mais leur interprétation de cette fin abrupte qui avait causé une onde de choc d’autant plus forte que, régulièrement, des rumeurs faisaient état d’un retour en album ou en concert.

On peut d’ailleurs supputer à notre tour que le duo ne doit guère apprécier ces épanchements, eux qui préfèrent entretenir le mystère et la mythologie Daft PunK.

Comment faire mieux ?

Ce qui ressort de tout cela est qu’en sortant un album somme comme "Random Access Memories" où ils rendent hommage à la musique qui les a construits et donné envie d’en faire eux-mêmes avec le triomphe gigantesque du single "Get Lucky", ils avaient probablement atteint une forme d’aboutissement difficilement dépassable.

On pense ce qu’on veut de Daft Punk, pour certains c’était des génies, pour d’autres des imposteurs mais il faut leur reconnaître une authentique passion de la musique et une vraie éthique de travail. Antoine Ressaussière, directeur artistique qui les connaît depuis leurs débuts, qui dit avoir parlé avec Thomas Bangalter, que l’époque ne se prêtait pas à un retour du Daft Punk doté de cette éthique-là : "Franchement, ils ne vont pas faire un "Get Lucky 2" qu’ils vont promouvoir sur Tik Tok en faisant des chorégraphies habillées en robot."

Ils se sont pourtant bien, à un moment, retrouvés en studio à Paris en tant que Daft Punk mais rien n’en était sorti. Une "panne" qui aurait pour cause la dépression de Guy-Manuel de Honem-Christo, alors récemment divorcés.

Un téléphone à clapet

Malgré leur imagerie pleine de robots et de science-fiction, il ressort aussi de l’enquête qu’ils n’aimaient pas les nouvelles technologies et que Thomas Bangalter avait toujours un téléphone à clapet. Un collaborateur dit, à propos de l’album "Random Access Memories" aux sonorités rétro que pour Daft Punk, "l’industrie était malade de la technologie. Pour eux, cet album était un antidote."

En réalité, cette séparation annoncée en 2021 aurait des germes qui remontent au minimum en 2018 quand Bangalter quitte la cogestion de Daft Music et signe la dissolution de la société californienne Daft Arts.

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