Climat : les chiffres de la jeunesse en manif

Le 10 octobre dernier, la marche #BackToTheClimate a une fois de plus démontré l’engagement des jeunes. Car ils étaient présents en nombre et parlaient d’une même voix, qu’ils soient francophones ou flamands. Une nouveauté ? Pas vraiment.

La jeunesse et le climat, c’est une longue histoire d’engagement et de combat. Déjà en 1992 au Sommet de Rio, une fille de 15 ans prenait la parole pour exprimer son désespoir. Elle s’appelle Severn Cullis-Suzuki, elle est Canadienne, et ce jour-là, son discours est fortement applaudi. On parle d’elle partout dans la presse. Et puis, comme souvent, on oublie.

Vingt-six ans plus tard, une autre adolescente entre dans la lumière. Greta Thunberg a 15 ans et une forte détermination. La preuve, aujourd’hui encore, elle poursuit son combat. On l’a vue en septembre à Milan. Toujours en colère, toujours énervée. Avec les mêmes mots ou presque que ceux de Severn Cullis-Suzuki sur la situation catastrophique de la planète. D’où le fameux “Blah blah blah” de la Suédoise pour qualifier les promesses politiques faites au fil du temps.

​​​​​​​La COP de la dernière chance ?

Car le réchauffement climatique est bien là. Et la jeunesse en a marre et le fait savoir avec des grèves scolaires pour le climat. 2018 voit apparaître les Fridays for future en Suède. Le début d’un mouvement qui prend de l’importance. Cinq mois plus tard, Youth for Climate est lancé en Belgique et en France. Un même nom pour une même cause : la protection de l’environnement et de la biodiversité mais aussi une justice climatique et sociale qui garantit un avenir aux générations futures.

Message porté jusque dans la rue : 35.000 étudiants belges manifestent le 24 janvier 2019. Un record pour ces revendications qui vont se poursuivre durant vingt semaines d’affilée. Mais en mars 2020 la crise sanitaire coupe la jeunesse dans son élan. Un an et demi plus tard, elle se remobilise et présente sa nouvelle stratégie avec un discours qui prend en compte la géopolitique et remet en cause le capitalisme.

Car le dérèglement climatique menace la paix dans le monde. Démonstration faite par le dernier rapport du GIEC. Un rapport qui doit servir à la COP 26 dans quelques semaines à Glasgow. La jeunesse attend beaucoup de ce rendez-vous. Elle veut des vraies mesures et non plus des promesses.

Alors on change ?

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