A force de coloniser la nature, nous sommes sur le point de l’étouffer, de nous étouffer, Alors, On Change ?

Nous, les architectes, sommes les dents avec lesquelles les gens mangent l’espace. "

Celui qui le dit c’est Léo Van Broeck, professeur d’architecture à la KUL, cogestionnaire du bureau BOGDAN & VAN BROECK, bouwmeester de la région flamande de 2016 à 2020. Pour lui, nous marchons la tête à l’envers depuis des centaines d’années et nous en payons le prix aujourd’hui.

Et c’est donc en défenseur de la biodiversité que notre architecte multi-caquettes se pose pour inverser la tendance. A titre d’exemple, son cabinet d’architecture refuse depuis 12 ans tout projet s’inscrivant sur des terres vierges de construction.

Il faut donc urgemment virer de cap et rendre de l’espace à la nature dans nos villes mais aussi et surtout dans nos villages ! Créer des lotissements entre les deux est pour lui une aberration. Et pourtant, ces 30 dernières années en Wallonie, nous avons continué de grappiller du terrain à la nature, en construisant des lotissements partout où c’était possible et en laissant pousser des villas 4 façades sur nos routes de campagne.

L’alternative ? C’est vivre au cœur des villages et des villes. Mais pour rendre les villes attractives, il faudrait y proposer des logements décents en connexion avec des espaces verts et à des prix abordables. Sans cela, nous fonçons dans le mur de béton que nous avons construit. Il faut donc à tout prix déminéraliser nos villes.

Il faudra aussi des incitants pour ramener des gens en ville même si nous battons tous les records européens de minutes d’embouteillage par personne… Léo Van Broeck y a réfléchi et à la demande de Youth for Climate a émis une série de propositions permettant aux pouvoirs publics d’amorcer le grand virage nécessaire. Pourquoi, par exemple, ne pas transformer le " salaire- voiture " en " salaire-habitat "

Alors On change ?

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