Une maison hantée en Drive-In, Tokyo respecte la distanciation sociale mais continue de s'amuser

Qu’à cela ne tienne, le Japon a déjà interdit de hurler dans les montagnes russes des parcs d’attractions, cette fois-ci ils contournent encore les restrictions afin de continuer à s’amuser en toute sécurité. Kowagarasetai, une entreprise japonaise a créé une attraction qui suit les directives de distanciation sociale tout en restant absolument terrifiante : une maison hantée en drive-in.

"Avec le virus, je savais qu’il n’y aurait aucun moyen que nous puissions avoir une maison hantée traditionnelle, avec tous ces cris dans un petit espace confiné", a expliqué Kenta Iwana, fondateur de Kowagarasetai, à CNN Travel"Quand j’ai lu que les ciné-parcs faisaient leur retour, c’était mon moment 'aha' Eureka !"

Le concept est simple et efficace : les participants sont coincés dans leur voiture pendant une attaque de zombies. On peut soit utiliser sa propre voiture et vivre l’expérience pour 8000 JPY (64€) ou utilisé un véhicule fournis pour 9000 JPY (71€). Aucun permis n’est nécessaire puisque vous ne conduirez pas la voiture, au risque d’écraser les figurants…

Les visiteurs reçoivent un ensemble de haut-parleurs Bluetooth, coupent le moteur et le volet du garage se ferme, plongeant le véhicule dans l’obscurité totale. Vous écoutez des histoires de zombies et de fantômes pendant que des goules et des zombies imbibés de sang se pressent contre les vitres et secouent la voiture. 17 minutes de terreur et de frisson !

La société affirme prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger à la fois ses acteurs et ses clients. Chaque voiture est essuyée avec de l’alcool pour minimiser les risques pour les acteurs fantômes. Les voitures de location sont doublées de plastique, qui est changé pour chaque client (pas très écologique malheureusement).

Les fantômes et les histoires qui font peur font partie intégrante de la société japonaise. Comme l’explique Iwana, le concepteur de ce drive-in : "les films et les jeux effrayants ont toujours fait partie de ma vie. Les fantômes sont comme des Pokémon pour moi."

Il a abandonné l’université il y a six ans pour transformer sa passion en métier. Il a mis en scène des maisons hantées et créer des thrillers sur mesure "partout où quelqu'un me le demande". On retrouve ses "œuvres" dans des parcs d’attractions, des salles d'arcades ou des maisons privées au Japon.