Tiny house : beaucoup en rêvent, peu sautent le pas

Tiny house : beaucoup en rêvent, peu sautent le pas.
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Tiny house : beaucoup en rêvent, peu sautent le pas. - © inrainbows / Shutterstock

Malgré l'engouement des magazines et d'Instagram pour son apparence coquette, la tiny house séduit un public aussi restreint que sa taille.

Quelques centaines de personnes tout au plus en France et Belgique, quelques milliers aux États-Unis, un pays qui a de plus en plus d'intéret pour les tiny houses. La législation encore floue sur ce nouveau type d'habitat met des bâtons dans les roues de ces petites demeures pour conquérir l'habitat mondial, comme ce couple à Bruxelles qui habite une "tiny house", trop petite pour être légale !

La micro maison ravive des fantasmes d'enfance et de liberté

Depuis plusieurs années, les tiny houses font rêver les aventuriers ou fondre les cœurs des fans de polly pockets, ces maisons de poche pliables en vogue dans les années 90. Chacun y projette ses fantasmes.

Maison cocon perdue au milieu des bois dont on rêvait gamin, maison roulotte, symbole ultime de liberté dans une période de restrictions, la tiny house fait rêver avec ses quelque 10 à 30 m² où tout est calculé au millimètre près.

Preuve de son intérêt, Google recense plus d'un milliard de résultats sur le terme via son outil de recherche. Et Instagram regroupe deux millions de publications sous le hashtag "tinyhouse". Aujourd'hui, on rêve d'être libre et d'habiter là où l'on veut, avec le strict nécessaire.

Les difficultés de financement, principal frein à l'acquisition

Malgré les jolies images qui ont dépoussiéré la caravane vieillotte ou le bungalow miteux, la tiny house peine à trouver son public.

Difficile de chiffrer avec précision le nombre de ces mini demeures dans le monde. Selon le groupe Facebook Collectif Tiny house, il existerait 600 "tinyhistes" en France. Un chiffre difficile à confirmer car aucun formulaire ne permet de déclarer sa tiny house en France ou en Belgique. Ces constructions sont, au mieux, considérées comme des caravanes de loisir.


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Selon les estimations du Monde, il y aurait un peu plus de 10.000 tiny houses aux États-Unis, pays dont est pourtant originaire le mouvement. Selon le quotidien, l'un des freins se situe au niveau de la bourse.

Les banques se montrent frileuses face à ce projet immobilier alternatif, même si l'investissement est bien moins élevé que pour une maison classique.

Il faut compter entre 35.000 et 45.000 euros pour une trentaine de mètres carrés, auxquels il faut ajouter les différentes taxes.

Robinson en butte aux tracasseries administratives !

Symbole de la décroissance et du vivre mieux avec moins, la tiny house est soumise, comme n'importe quelle habitation, à une réglementation stricte. Bien loin du zéro tracas, la petite maison design doit répondre à des critères stricts.

Le droit de stationner sa maison soit sur un terrain privé, soit sur un terrain agricole ou de forêt est complexe. Il faut donc obtenir un permis pour rester sur un même terrain ou déplacer sa maison tous les trois mois.

Pour ce faire, il faut trouver un nouvel endroit, remplir les conditions pour déplacer une habitation de plusieurs tonnes, sans compter les autorisations et permis à demander.

En plus, le terrain choisi doit être raccordé à l'eau, à l'électricité et à l'assainissement, sous peine de se prendre une amende. Bref pour la liberté et l'expérience, on repassera !