Les hauts lieux du tourisme toujours en souffrance

Voici quelques exemples :

Venise

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Venise © Alexander Haase / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Si Venise avait repris timidement ses activités touristiques en juin, elle est maintenant de nouveau en désarrois. Extrêmement dépendante du tourisme, Venise, en Italie, a subi pendant les neuf premiers mois de 2020 une baisse de 59,5% des arrivées de touristes, un plongeon qui atteint 73,1% pour les visiteurs étrangers, selon une étude de la Fondation des consultants en matière d'emploi publiée en décembre.

"Sans les touristes, Venise est devenue une ville fantôme, une ville morte comme Pompéi, il y a une sensation de tristesse quand on se promène dans la rue", témoigne Anna Bigai, présidente de la coopérative des guides touristiques de la ville.

En un an, elle n'a fait qu'une dizaine de visites guidés...

Le Machu Picchu, au Pérou

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Le Machu Picchu, au Pérou © Anna Gorin - Getty Images

En octobre, le site avait fait le buzz après avoir ouvert pour un seul touriste qui avait eu le privilège de vivre un moment unique au monde.

Autour de l'emblématique site inca du Machu Picchu (Pérou), 80% des commerces gardent porte close. Le tourisme local n'a pas réussi à raviver l'économie ni à compenser l'absence des touristes étrangers, qui dépensent plus.

Darwin Baca, maire du district du Machu Picchu, s'attend déjà à ce que 2021 soit une nouvelle année perdue pour le tourisme et n'espère pas de retour à la normale avant 2022 au mieux, selon le rythme de la vaccination contre le Covid-19.

Barcelone

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Barcelone © Alexander Spatari - Getty Images

A Barcelone, l'une des principales destinations touristiques espagnoles, l'ambiance est aussi morose. En 2020, seuls 1,8 million de touristes ont fréquenté ses hôtels, alors qu'ils étaient 8,5 millions l'année précédente. Bien que certains hôtels essaient de se réinventer, la situation est catastrophique dans le secteur du tourisme.

Les quelques hôtels toujours ouverts essaient d'attirer les télétravailleurs ou baissent les prix de leurs séjours longue durée pour concurrencer le marché traditionnel de la location.

La Thaïlande

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La Thaïlande © wichianduangsri - Getty Images

En octobre, le retour des touristes avaient été un espoir pour les Thaïlandais qui ont vite déchanté face à ses touristes riches qui restaient finalement un mois dans les hôtels luxueux modifiés puer les accueillir dans de bonnes conditions sanitaires. En Thaïlande aussi, les autorités misent sur le tourisme intérieur. En 2020, des jours fériés supplémentaires ont été ajoutés et des subventions mises en place pour inciter les locaux à voyager. Ils sont aussi plus susceptibles de voyager dans des zones moins touristiques, comme le nord-est du pays.


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Selon la banque thaïlandaise Krungsri, revenir au niveau de fréquentation touristique antérieur à la pandémie pourrait prendre deux à trois ans et "l'emploi et l'activité commerciale liés au secteur du tourisme devraient continuer à être faibles".

Djerba, en Tunisie

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Djerba © Luca Pizzorno / 500px - Getty Images/500px

La Tunisie misait sur un tourisme "hygiénique" et local pour sauver sa saison, si l'été n'a pas été catastrophique, la situation actuelle ne laisse pas beaucoup les habitants respirer.

Dans sa maison d'hôte du centre de Djerba, île tunisienne habituellement très fréquentée, Gérard Grideled dit n'avoir plus aucun client. Il continue à payer son personnel comme il peut mais juge l'impact de la pandémie "énorme".

M. Grideled se veut néanmoins optimiste et table sur un retour rapide de sa clientèle : "Les gens auront besoin de moments de détente et de sérénité".

Dubrovnik, en Croatie

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Dubrovnik © artherng - Getty Images/RooM RF

A Dubrovnik, le nombre de touristes ayant visité la ville a chuté de 85% en 2020 mais là aussi, les autorités locales croient à une reprise de l'activité. Pour Ana Hrnic, directrice de l'office du tourisme, l'intérêt pour Dubrovnik reste fort : "Les annonces sont bonnes pour l'instant, il y a un grand désir de revenir à la 'normale' et nous pensons donc que cela finira par se produire".