Le "bleisure", une nouvelle forme de tourisme en devenir

Le "bleisure", une nouvelle forme de tourisme en devenir
Le "bleisure", une nouvelle forme de tourisme en devenir - © pixelfit - Getty Images

Contraction de "business" et "leisure" ("loisir" en anglais, ndlr), ce néologisme est promis à un bel avenir, grâce à une recrudescence de voyageurs d'affaires qui envisagent désormais de profiter de leur temps libre durant un déplacement pour s'adonner aux loisirs.

 

90% des Français concernés ont l'intention d'y adhérer à l'avenir, révèle une étude Ifop réalisée pour la compagnie aérienne Emirates. 

Après une journée de réunions, pourquoi ne pas profiter des dernières heures de la journée pour faire un tour au musée? Joindre l'utile à l'agréable, voilà en somme le concept du "bleisure", une nouvelle façon de voyager qui tend à se développer. 82% de Français qui empruntent l'avion pour des raisons professionnelles ont déjà profité d'un déplacement pour s'adonner à des activités de loisirs.

Concrètement, une majorité (58%) effectuent des visites, 12% font du shopping ou se détendent, 11% réservent une expérience gastronomique. 

Cette opportunité constitue surtout un moyen de s'épanouir dans sa vie professionnelle, indiquent 92% des répondants.

91% estiment que le "bleisure" permet de bien concilier vie personnelle et vie professionnelle. 68% pensent que cette forme de tourisme est partie intégrante du déplacement. Les trois quarts des salariés concernés seraient même prêts à décaler les dates pour mieux profiter des créneaux réservés aux activités de loisirs. 

 

New York s'impose en tête des destinations où le "bleisure" est le plus simple à mettre en place (59%), devant Londres (43%) et Madrid (28%). On note surtout qu'il s'agit de grandes villes dans le monde où buildings et centres névralgiques d'affaires structurent les quartiers, à l'image de Tokyo (24%), Sydney (24%) ou Singapour (13%). 

Cette enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1.005 individus utilisant l'avion comme moyen de transport pour des motifs professionnels, interrogés du 7 au 9 janvier 2019.