Escapade à Itanhaém : entre deux matches des Diables, Magali se balade

J’ai déjà eu l’occasion de découvrir cette ville et sa plage lors de mon dernier voyage au Brésil. Je garde le souvenir d’une escapade mystérieuse dans la forêt, essayant de lutter contre les piqûres de moustiques et de conserver mes Havaianas aux pieds au milieu des feuilles et de la terre humide… avant d’arriver sur une magnifique plage déserte, protégée des regards.
Nous y retournons cette année. Le soleil brille moins fort (pour rappel, c’est l’ "hiver" ici) et le ciel est gris quand nous arrivons. Nous commençons notre escapade par la " Passerela de Anchieta ". Cette passerelle en bois de 220m de long mène les curieux au lit ("cama") d’Anchieta. Selon la légende, le Père jésuite José de Anchieta (un poète d’origine espagnole) avait l’habitude de venir sur cette formation rocheuse ressemblant à un lit pour chercher l’inspiration face à la mer. Les moins curieux (et les moins aventuriers) s’arrêtent au bout de la passerelle. Mais le goût du risque nous titille : nous continuons au-delà des barrières en bois et escaladons les rochers devant nous. Quelques pêcheurs taquinent là le goujon, une famille entière est occupée à ramasser des moules et nous montre un gisement entier, à flanc de mer, sous nos pieds. Impressionnant !


Petit à petit, le ciel s’est dégagé et le soleil tape. Nous poursuivons notre chemin jusqu’à la Praia do Sonho où un sauveteur scrute l’océan. Toutes les plages brésiliennes ont leurs "guarda vidas" attitrés : ils les parcourent à longueur de journée (à pied ou en quad) et sautent sur leur jet-ski quand un nageur a besoin d’aide. Aujourd’hui, la mer est calme, pas d’imprudent à l’horizon. Nous rejoignons finalement le bas de la colline Sapucaitava, où va commencer notre excursion. Ça grimpe ! Ça glisse ! L’air est humide et les moustiques se ruent sur les européens en vadrouille. Les brésiliens s’amusent à nous regarder tenter de les chasser loin de nous. Sans succès. On accélère donc le pas pour se hisser en haut de la colline. La vue sur la mer est magnifique. Mais ce n’est qu’une étape : quelques minutes plus tard, nous reprenons notre chemin, l’objectif est de rejoindre la Praia da Saudade, de l’autre côté de la colline. Cette plage est en fait le lit du fleuve qui rejoint la mer – un lieu privilégié pour les pêcheurs. On y nettoiera nos Havaianas pleines de boue en admirant les coquillages perdus sur le sable... Une piscine et un terrain de tennis font face aux vagues... Vision hors du temps. À notre retour, le bilan est sans appel : 32 piqûres parsèment mon corps ! Les moustiques brésiliens sont décidément fans de la Belgique.

 

Magali Grimonprez