Dur de voyager en train en Europe avec son vélo

Les compagnies ferroviaires proposant une offre adaptée aux cyclistes sont rares, selon un rapport publié par la fédération cycliste européenne (ECF). La majorité d'entre elles ne proposent toujours pas assez de places, ou alors difficilement accessibles, pour voyager correctement avec son vélo.

Au total, 69 compagnies et services ferroviaires européens ont été étudiés en fonction de différents indicateurs allant des espaces réservés aux vélos dans les trains au prix que cela coûte pour les passagers en passant par les offres de location de bicyclette et la qualité des sites web des compagnies pour réserver sa place. Au final, cela donne une note sur 100.

La SNCB se classe parmi les "bons élèves"

Les touristes désireux de voyager avec leur vélo seront donc ravis d'apprendre que c'est l'entreprise commune germano-hollandaise NS-DB (Intercity Berlin) qui arrive en tête du classement de ce rapport. C'est d'ailleurs la seule à obtenir un score excellent, c'est-à-dire au-dessus de 80%.

De bons scores sont obtenus par les Chemins de fer fédéraux suisses, la Société nationale des chemins de fer belges, la Deutsche Bahn et les Chemins de fer nationaux hongrois. La SCNF apparaît en milieu de classement, avec un score légèrement sous les 50%.

La formule train + vélo encore trop peu encouragée

Sur ces 69 entreprises, 15 n'acceptent actuellement pas les bicyclettes non pliables et non démontées. Cela démontre que voyager à vélo à travers l'Europe n'est vraiment pas de tout repos.

Les plus mauvais scores concernent Eurostar, Thalys ou encore OuiGo (France), tous affichant un score nul et vierge.

Ce rapport a comme objectif de sensibiliser les professionnels du transport, mais aussi les politiques aux moyens d'améliorer la combinaison de ces deux modes de transport durables que sont le train et le vélo avec comme mot d'ordre la "flexibilité" pour l'usager.

Les nombreux points à améliorer

Pour la majorité des compagnies ferroviaires européennes, les secteurs à améliorer concernent donc essentiellement l'acceptation des bicyclettes non pliables et non démontées, la mise en place d'espaces dédiés aux vélos dans un maximum de trains et dans les gares, l'investissement dans des systèmes de partage de vélos ou encore la fourniture d'informations claires et concises sur les services proposés aux cyclistes (idéalement dans plusieurs langues), soit autant de bonnes résolutions à mettre sur de bons rails.