Singapour, la ville jardin

Singapour, la ville jardin
Singapour, la ville jardin - © Nikada - Getty Images

Singapour a décidé d’améliorer son attractive en développant les constructions vertes, malgré sa place de septième pays du monde en terme d’empreinte écologique.

Singapour est le septième pays au monde en terme d’empreinte écologique. Un mauvais score qui s’explique notamment par la densité de la population, gourmande en énergie. Ces quarante dernières années, la consommation d’électricité a été multipliée par quatre. Et dans ce pays tropical, trois habitants sur quatre ont l’air conditionné. Si tout le monde vivait comme à Singapour, il faudrait 4,1 planètes pour subvenir à nos besoins.

Malgré ce constat, et à la différences d’autres grandes villes asiatiques, la ville a décidé de penser son développement autour de l’écologie dès son indépendance en 1965. Depuis, 10% du territoire est réservé à la création d’espaces verts. La ville veut ainsi offrir un cadre plus agréable à ses habitants, afin d’augmenter son attractivité. Pari réussi : Singapour est en tête du classement des villes les attractives au monde pour les expatriés.

 

Une volonté de développement urbain écologique et durable

Aujourd’hui, avec près d’un tiers de son territoire recouvert de verdure, Singapour est la métropole la plus verte au monde, ce qui lui a valu le surnom de " la ville jardin ". Et la ville ne compte pas s’arrêter là. En 2013, le gouvernement s’est engagé à ce que 90% de la population vivent à moins de quatre cents mètres d’un parc.

De nombreuses constructions vertes poussent ainsi partout dans la ville. Le gouvernement a même créé la certification " Green Mark " évaluée sur 5 critères : la performance énergétique, l’économie d’eau, l’intégration dans l’environnement extérieur, la qualité des aménagements intérieurs et le caractère innovant. L’objectif : 80% de bâtiments verts d’ici 2030.

Les Jardins de la Baie sont un des projets symbolique de la politique de développement écologique de la ville. Ils représentent 101 hectares de verdure avec plus de cent cinquante mille plantes et des " supers arbres " en acier qui récoltent l’eau de pluie et l’énergie solaire pour alimenter le parc.