Les dauphins profitent du Bosphore, anormalement calme grâce au confinement

La mégapole turque de 16 millions d’habitants était sous confinement depuis jeudi et jusqu’à dimanche minuit, après deux précédents week-ends où Istanbul était déjà à l’arrêt sur ordre du gouvernement. L’épidémie a tué plus de 2700 personnes en Turquie.

Moins de bateaux, plus de poissons et même des dauphins

Reliant la Méditerranée à la Mer Noire en passant par le centre d’Istanbul, le détroit du Bosphore est une voie d’eau étroite (moins de 3 km de large) et d’ordinaire très fréquentée. Mais avec le confinement, il y a moins de trafic et davantage de poissons, ce qui attire les dauphins plus près des rives, à la grande joie des habitants.

"La baisse du trafic maritime et humain dans le Bosphore a un impact important", souligne Erol Orkcu, président de l’association des pêcheurs amateurs d’Istanbul.

"Les êtres vivants, aquatiques et terrestres, sont délivrés de la présence humaine, ce qui permet aux dauphins de s’approcher plus près de la rive."

Avant la pandémie, des centaines de pêcheurs s’alignaient chaque jour le long des rives du Bosphore. Elles sont maintenant presque désertes.