Le virus affecte le tourisme à Rome, loin du principal foyer italien

Sentigliano, serveur dans un restaurant du centre de la capitale italienne, se désole : la fréquentation "a baissé de moitié, peut-être même plus". "Mais on espère que toute cette psychose, toute cette peur vont commencer à changer, que les gens comprennent que c’est un problème réel, bien sûr, mais ça ne sert à rien de paniquer, de tomber dans une peur exagérée", confie-t-il.

Alors que le tourisme représente 13% du PIB italien, les annulations concernent aussi des régions indemnes ou quasi indemnes de contaminations, au grand désespoir des hôteliers. C’est le cas à Rome, où plus de 50% des réservations enregistrées jusqu’à la fin mars ont été annulées.

 

Bientôt, les effets réels de cette crise

Roberto Lena, qui travaille dans la boutique de souvenirs de son fils, prévoit "une baisse réelle après avoir entendu les hôteliers qui ont eu toutes ces annulations". "En mars, nous pourrons voir les effets réels" de la crise, explique-t-il.

Du côté des touristes qui déambulent sous un grand ciel bleu, Franck, un Français venu quatre jours à Rome avec sa femme, "n’a pas de crainte particulière". "On a de la famille qui nous a prévenus et nous a appelés en étant un peu inquiète mais on ne ressent pas franchement une grosse psychose", dit-il, philosophe. "On avait prévu la visite du Vatican et on avait un petit peu de craintes de savoir si ça allait être ouvert ou pas. Et en fait, en l’occurrence, on vit tout à fait normalement", raconte-t-il.

Candela, étudiante espagnole du programme Erasmus en Italie, ne semble pas le moins du monde inquiète : "Je le prends un peu comme une grippe, et moi, par exemple, je suis étudiante ici et je n’ai pas plus peur que si j’étudiais en Espagne. Cette histoire de coronavirus me semble être juste une grippe de plus".