Immersion dans le nouveau stade olympique de Tokyo, future étape touristique au Japon

Voici en avant-première la visite de ce nouveau monument de la capitale japonaise que les touristes s’empresseront de visiter lorsque la flamme olympique s’éteindra… Cliquez sur la photo de couverture pour accéder à la galerie d’images.

 

Une invitation à la flânerie au cinquième étage

Remplaçant du stade olympique de 1964, construit pour accueillir les tout premiers Jeux Olympiques d’été sur le continent asiatique, le "Japan National Stadium" est promis à devenir plus qu’un souvenir des JO 2020. Car à l’issue des jeux paralympiques (25 août – 6 septembre 2020), habitants et voyageurs pourront accéder au cinquième étage sans être en possession d’un sésame pour un match ou un concert. Une promenade a été tracée tout autour du stade. Des bancs invitent déjà à contempler les différents marqueurs de la skyline tokyoïte.

Implanté dans le bouillant quartier de Shinjuku, ici à 20 mètres du rez-de-chaussée, on y aperçoit le jardin du palais impérial, mais aussi le gymnase qui accueillera les épreuves de tennis de table ou encore les tours jumelles du Tokyo Metropolitan Government Building (la mairie de Tokyo). Surtout, les guides touristiques devraient être nombreux à recommander la flânerie à la nuit tombée. Le parcours, qui s’intitulera " Grove of the sky" (le bosquet du ciel en anglais, ndlr), se parera de lampes évoquant les lanternes en papier nippones qui immergeront les lieux dans une ambiance intime.

 

Hommage à la nature nippone

Cerisiers, érables, camélias… Pas moins de 47.000 espèces d’arbres donnent à ce dernier étage des airs de jardin. Elles rappellent combien la nature est un élément central dans la culture japonaise ; le patchwork végétal ayant été spécialement conçu pour symboliser les quatre saisons. Le projet signé par l’architecte japonais Kengo Kuma en est une formidable représentation. La charpente du toit a en effet été composée à l’aide de cèdre en provenance des 47 préfectures du pays. Les morceaux de bois ont été disposés de manière à rendre hommage au temple de Horyuji, situé dans les environs de Nara, l’une des plus anciennes constructions en bois du monde.

 

Survivre à la chaleur

Même la couleur des 60.000 sièges n’a pas été choisie par hasard. La palette varie du brun jusqu’au vert, soit cinq tons différents, afin de rappeler la variation colorimétrique d’une forêt. Et que l’on observe l’antre sportif du quatrième étage ou au pied de la pelouse, l’effet est attrayant. La perception est d’autant plus renforcée par les trois types d’inclinaisons des tribunes, imaginées pour laisser passer le vent et rafraîchir les spectateurs. Rappelons que les prochains Jeux Olympiques auront lieu en pleine période estivale à Tokyo. Ces dernières années, la capitale nippone a suffoqué sous la chaleur, le thermomètre grimpant à l’ombre jusqu’à 40°C. 185 grands ventilateurs ainsi que huit brumisateurs aideront les spectateurs de la cérémonie d’ouverture à assister au spectacle avec confort.

 

Mélange entre culture nippone et Grèce Antique

Facile à apercevoir depuis la rue, le nouveau stade de Tokyo constituera une curiosité touristique dès l’entrée. Les chanceux qui assisteront à l’inauguration officielle le 21 décembre seront parmi les premiers à découvrir deux mosaïques représentant le dieu du sumo et la déesse grecque Athéna installés à l’entrée. Elles sont les témoignages de l’ancienne arène de 1964, qui trônaient jadis à côté de la tribune VIP. Un millésime estival unique puisqu’il s’agit de la seule fois où le pays du soleil levant a accueilli les Jeux Olympiques d’été (le Japon a organisé les Jeux olympiques d’hiver à Sapporo en 1972 et à Nagano en 1998, ndlr). Jusqu’à ces mois de juillet et août 2020…