WhatsApp tente de rassurer les utilisateurs : “Facebook n’a pas accès à vos messages”

Après avoir modifié sa politique de confidentialité, qui stipulait notamment que les données pouvaient être partagées avec l'écosystème d'applications de Facebook (dont Instagram et Messenger), WhatsApp essaye tant bien que mal de rassurer ses utilisateurs. 

Nous avons récemment mis à jour notre Politique de confidentialité et avons, à la suite de cela, reçu de nombreuses questions. Face aux rumeurs qui circulent, nous souhaitons répondre à quelques-unes des questions qui reviennent le plus”, explique WhatsApp. 

Dans un tweet, qui veut “répondre à certaines rumeurs et être 100% clair”, WhatsApp précise que les messages privés continueront d’être protégés, “par un cryptage de bout en bout. La messagerie en profite pour revenir sur sept points importants : 

  • “Nous ne pouvons pas voir vos messages privés ni écouter vos appels, et Facebook non plus”
  • “Nous ne conservons pas les historiques des destinataires des messages ou des appels”
  • “Nous ne pouvons pas voir votre localisation partagée et Facebook non plus”
  • “Nous ne partageons pas vos contacts avec Facebook”
  • “Les groupes restent privés”
  • “Vous pouvez choisir de faire disparaître vos messages”
  • “Vous pouvez télécharger vos données”

Pour terminer, WhatsApp explique que “cette mise à jour comprend des changements relatifs à l'envoi de messages à une entreprise sur WhatsApp, ce qui est optionnel, et fournit également plus de transparence sur la manière dont nous recueillons et utilisons les données.

Ce que WhatsApp ne précise pas, c’est que certaines données sont bel et bien partagées avec Facebook. Comme les informations sur l’appareil utilisé, votre adresse IP, ainsi qu’une catégorie, que la messagerie qualifie simplement “d’autres informations”, sans en préciser le contenu. 

Quoi qu’il en soit, ce rétropédalage arrive un peu trop tard, et a déjà profité à la concurrence. Signal, une messagerie sécurisée et recommandée par Elon Musk et Edward Snowden, s’est hissée à la première place des applications les plus téléchargées dans de nombreux pays. Et Telegram a franchi le cap des 500 millions d’utilisateurs actifs, avec 25 millions de nouveaux inscrits en l’espace de 72 heures.

Tout comme Instagram, qui se transforme petit à petit en monstre publicitaire, WhatsApp est donc victime de son rachat par Facebook, dont l’objectif est clair depuis des années : cibler le plus de personnes possible pour séduire les annonceurs.