Vol de brevets : Amazon répond aux accusations de Sonos

Vol de brevets : Amazon répond aux accusations de Sonos
Vol de brevets : Amazon répond aux accusations de Sonos - © Photo by Status Quack on Unsplash

Mercredi, on apprenait que Sonos portait plainte contre Google, accusant le géant du web d'avoir violé 5 brevets. Mais Amazon était également pointé du doigt.

La plainte, déposée par Sonos, ne concerne actuellement que Google. Mais le géant de l'e-commerce reste dans le collimateur du fabricant. En effet, Sonos estime qu'Amazon a également enfreint plusieurs brevets avec sa gamme d'enceintes Echo, mais l'entreprise annonçait ne pas être en mesure de "combattre deux géants technologiques en même temps devant les tribunaux."

Qu'à cela ne tienne, Dave Limp, vice-président de la branche "produits et services" d'Amazon, a malgré tout décidé de réagir, lors une interview accordée à nos confrères de The Verge. 

À la question "Êtes-vous certain de ne pas enfreindre la technologie Sonos?", Limp répond que non, Amazon n'a pas violé leur IP, soit leur propriété intellectuelle, à savoir leurs différentes technologies brevetées. 

Nous avons construit nos solutions en partant d'une feuille blanche. Nous étions les premiers à présenter un haut-parleur connecté et à commande vocale. Et cela a été créé en partant d'une feuille blanche. Je suis donc aussi confiant que possible.

Pour rappel, Sonos estime que Google a enfreint plusieurs brevets, dont celui concernant la technologie Multiroom, permettant d'écouter de la musique simultanément sur plusieurs enceintes placées dans différentes pièces. L'entreprise réclame des dédommagements financiers et l'interdiction de commercialiser des enceintes, des smartphones et des ordinateurs portables Google aux États-Unis.

"Google a copié de manière flagrante et en toute connaissance de cause notre technologie brevetée," a déclaré Patrick Spence, PDG de Sonos. "Malgré nos efforts répétés et intensifs au cours des dernières années, Google n'a montré aucune volonté de travailler avec nous sur une solution qui aurait été mutuellement avantageuse. Nous n'avons eu d'autres choix pour nous défendre."