Une montre connectée a permis d’accuser un homme du meurtre de sa femme

C’est une tragique histoire qui a ému la Grèce : le meurtre de Caroline Crouch, une jeune femme de 20 ans, par trois cambrioleurs. Du moins, selon la version de son mari...

Un cambriolage bidon

Jusqu’à l’enterrement de sa femme, Babis Anagnostopoulos a raconté la même histoire. Celle d’un cambriolage qui a dérapé. Trois voleurs qui pénètrent dans le domicile conjugal situé à Glyka (près d’Athènes), le couple ligoté, et la jeune femme sauvagement assassinée. Le tout pour un maigre butin de 15 000 dollars. 

Anagnostopoulos va même jusqu’à pleurer face camera, quand on l’interroge sur ce fait divers dramatique. Ou publier des photos du couple sur Instagram. Mais pendant ce temps, la police grecque poursuivait son enquête. 

Trahi par une montre connectée

Très vite, les enquêteurs se rendent compte que l’histoire ne tient pas debout. Les traces du cambriolage sont peu nombreuses. La caméra de surveillance est désactivée quelques heures avant le drame. Et Anagnostopoulos, soi-disant ligoté, se déplaçait librement dans la maison, selon les relevés de son smartphone. 

Mais c’est la montre connectée de la victime qui fournira l’indice ultime. En effet, la jeune Caroline Crouch portait une montre de fitness au poignet. Une montre qui a cessé d’enregistrer les battements de son coeur quelques heures avant le prétendu cambriolage. 

Arrêté lors d’une commémoration

C’est lors d’une commémoration en hommage à sa femme que la police a décidé d’arrêter Anagnostopoulos. 

" Les détectives se sont approchés de lui après le service commémoratif sur l’île d’Alonnisos jeudi, lui demandant d'aller avec eux à Athènes, affirmant qu'il y avait eu une avancée dans l'enquête et qu'ils voulaient identifier un suspect. Ce n'est qu'à son arrivée dans la capitale qu'on lui a dit qu'il était le suspect. Il a avoué après huit heures d'interrogatoire ", explique la BBC. 

Selon le coupable, le couple se disputait de plus en plus. Il reconnaît " avoir perdu la tête ".Babis Anagnostopoulos a également noyé leur chien, avant de le suspendre à une balustrade afin de rendre son histoire de cambriolage violent " plus crédible. "

Ce n’est pas la première fois qu’un appareil technologique permet d’arrêter un suspect. En 2018 en Angleterre un scénario similaire a eu lieu. Un pharmacien avait tué sa femme après avoir raconté qu’ils avaient été victimes d’un cambriolage. Son iPhone l’avait trahi. Quelque temps après la mort de sa femme, le rythme cardiaque du pharmacien s’était accéléré et le smartphone avait enregistré ses pas dans la maison, et ses allées et venues afin de mettre en scène le crime.