Test Switch Oled : a-t-on vraiment envie de l'acheter ?

Elle était attendue, cette Switch OLED. Plus de quatre ans après le lancement du modèle d’origine (et une première déclinaison " Lite " en 2019), Nintendo améliore enfin sa console. De quoi patienter en attendant la 4K ? Voici notre test  

Une montée de gamme qui surprend

Ce qui frappe en premier lorsqu’on déballe cette Switch OLED, c’est la qualité de l’ensemble. Non pas que la Switch première du nom soit ratée, loin de là, mais comme tous les produits signés Nintendo, ça fleure bon le plastique. Sur cette version OLED, le plastique est certes toujours de la partie (les Joy-Con sont en tout point identiques aux précédents modèles), mais l’ensemble lorgne plus du côté des consoles portables de Sony, voire, dans une moindre mesure, d’un appareil que n’aurait pas renié Apple. C’est bien simple, la Switch de 2017 souffre de la comparaison et ressemble à un jouet à côté de cette version OLED.

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© Nintendo

Un écran séduisant

Cette bonne première impression se confirme une fois la console allumée. La dalle de 7 pouces (contre 6,2 pour la Switch classique et 5,5 pouces pour la Switch Lite) fait toute la différence, et ce même si sur le papier, sa taille semble être une mise à jour mineure. 

Rassurez-vous, il n’en est rien, et ces 7 pouces sont mis à profit par Nintendo grâce à la technologie OLED qui offre des noirs plus profonds et des couleurs plus éclatantes. Là aussi, la Switch de base en prend un coup. Les couleurs y semblent plus délavées, là où le modèle OLED est bel et bien un produit de son époque. 

Sur un jeu comme Metroid Dread, que Nintendo publie logiquement le même jour que la Switch OLED (c’est-à-dire ce vendredi 8 octobre), c’est un vrai régal pour les yeux. Malgré sa résolution qui, en portable, continue de plafonner à 720p, le spectacle est assuré. Samus ressort des (sublimes) environnements sombres du jeu et chaque aspect de son armure brille comme une voiture à la carroserie tout juste lustrée. Malheureusement, Nintendo s’en rend bien compte, et nous interdit de vous montrer des comparaisons des deux écrans côte à côte, preuve que la différence est bien présente. 

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Un support qui justifie le mode portable

Si la Switch a toujours été envisagée par Nintendo comme une console semi-portable, son utilisation une fois placée dans le Dock était bien plus pratique, notamment grâce à la qualité de l’image qui était grandement améliorée (on passe alors de 720 à 1080p).

De plus, le support situé à l’arrière de la console, et qui permet en théorie de poser l’écran sur une table et de jouer en détachant les Joy-Con n’était pas une grande réussite. Petit, instable et fragile, il est ici entièrement revu. Désormais, le support occupe une large partie de la surface arrière de la tablette et offre bien plus de positions. 

Il aura donc fallu attendre près de cinq ans pour voir l’idée initiale de Nintendo se concrétiser. Et pour l’avoir essayé, on peut vous assurer que le jeu en mode tablette, avec les Joy-Cons détachés (ou avec une manette connectée en Bluetooth) est idéal en déplacement, et fonctionne comme on l’espérait. 

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Faut-il craquer pour autant ?

C’est la question à 350 euros, soit le prix de cette version OLED (la version classique passe donc à 270 euros, et la Lite à 200 euros). Si vous ne possédez pas de Switch et envisagez de craquer (après tout, les fêtes approchent), il n’y pas de doute possible : foncez sur ce modèle OLED. 

Si vous possédez une Switch classique, la réponse dépendra de votre budget et de l’utilisation que vous en faites. Si vous jouez principalement sur votre téléviseur, cette version OLED n’apportera pas grand-chose (si ce n’est un stockage interne qui passe de 32 à 64 Go et un Dock repensé, offrant un port Ethernet). Au contraire, si vous jouez en mode portable, la Switch OLED devient très intéressante. Après tout, nul ne sait de quoi sera fait l’avenir, et Nintendo ne cesse de démentir les rumeurs concernant une éventuelle déclinaison Pro, avec une qualité graphique 4K. 

La Switch OLED est donc, jusqu’à preuve du contraire, la meilleure version actuelle de la console. Nintendo a soigné les détails et amélioré les quelques petits défauts de jeunesse et prouve que son concept en a encore dans le ventre (grâce, notamment, à un catalogue ultra solide).