Suspectée de cyberespionnage, la société russe Kaspersky est bannie des administrations américaines

Suspectée de cyberespionnage, la société russe Kaspersky est bannie des administrations américaines
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Clap de fin pour les logiciels de sécurité de Kaspersky dans les administrations américaines. En cause, des liens suspectés avec le gouvernement russe.

L’ombre de la Russie plane toujours

Après avoir retiré Kaspersky de sa liste de vendeurs autorisés, le gouvernement américain a décidé de couper les liens avec la société qui édite des logiciels de sécurité sur internet (notamment un antivirus très répandu).

Selon le gouvernement US, Kaspersky serait intimement lié au gouvernement russe. Notamment à cause d’une loi obligeant la société à se conformer aux demandes potentielles des agences de renseignements du pays. Et dans une Amérique où l’élection de Trump reste suspicieuse, toute implication de la Russie, de près ou de loin, est évidemment à fuir.

90 jours pour tout changer

La société n'a jamais aidé, et n'aidera jamais, un quelconque gouvernement dans ses efforts d'espionnage
- Eugene Kaspersky.

La secrétaire à la sécurité intérieure Elaine Duke a d’ores et déjà demandé le retrait de toutes traces du logiciel dans les administrations du pays. Celles-ci disposent de trois mois pour être en ordre avec cette nouvelle directive.

Si ce changement est un coup dur pour la société créée en 1997 par Natalya et Eugene Kaspersky, il annonce sans détour un durcissement des positions vis-à-vis du Kremlin. À Washington, le doute n’est plus permis. Et même la proposition d’Eugene Kasperky, qui offrait au gouvernement américain la possibilité d’analyser le code de ses applications, n’aura pas suffi.