Pour éviter les heures supplémentaires, les sociétés japonaises feront appel à des drones

Pour éviter les heures supplémentaires, les sociétés japonaises feront appel à des drones
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Pour éviter les heures supplémentaires, les sociétés japonaises feront appel à des drones - © Tous droits réservés

Les Japonais sont très attachés à leur travail… trop peut-être. À tel point que pour éviter le surmenage et les heures supplémentaires qui n’en finissent plus, la solution pourrait bien venir de drones qui jouent de la musique à plein volume.

Oui, vous avez bien lu. Des drones qui jouent de la musique pour faire fuir les employés. Cette idée complètement folle, on la doit à l’entreprise Taisei. Le principe est simple : pour éviter le “Karoshi”, ou un surmenage qui peut être extrêmement dangereux (une étude affirme qu’un japonais sur cinq risque de mourir au travail), le modèle T-Frend de Taisei, équipé de sa camera, surveillera les employés et balancera à plein volume la chanson “Auld Lang Syne”, plus connue chez nous sous le titre “Ce n’est qu’un au revoir”, à la fin de la journée de travail.

“Aud Lang Syne” étant très souvent utilisées dans les centres commerciaux japonais pour annoncer la fermeture des magasins, le message est on ne peut plus clair. Il est temps de renter à la maison. Les images capturées par le drone seront envoyées au patron, qui pourra facilement identifier les employés qui travaillent encore en dehors des heures de bureau. “Vous ne pouvez pas vraiment travailler quand vous savez que le drone va débarquer d’une minute à l’autre”, explique Norihiro Kato, PDG de Taisei.

Ce système coûtera près de 50 000 yens (soit 450$) par mois aux entreprises, mais pour Scott North, professeur en sociologie de l’Université d’Osaka, cela ne résoudra pas le problème. “Même si ce harcèlement robotique pousse les employés à quitter les bureaux, ils emmèneront leur travail à la maison afin de terminer leur boulot. Pour diminuer les heures supplémentaires, il faut réduire la charge de travail, soit en réduisant le nombre de tâches fastidieuses, ou en engageant plus d’employés”.

Aujourd’hui, un Japonais travaille près de 49 heures par semaine et peut prester près de 80 heures supplémentaires par mois.