Nissan veut connecte le cerveau du conducteur à ses véhicules

Nissan veut connecte le cerveau du conducteur à ses véhicules
3 images
Nissan veut connecte le cerveau du conducteur à ses véhicules - © Tous droits réservés

B2V, ou Brain-to-Vehicle. Voilà le petit nom de cette technologie mise au point par les ingénieurs de chez Nissan. Et c'est aussi fou que le titre le laisse penser.

Lors du CES 2018, le Consumer Electronics Show de Los Angeles, un salon gigantesque dédié aux nouvelles technologies, Nissan présentera sa nouveauté, qui selon les premières informations, permettra de gagner de 0,2 à 0,5 seconde par action prise par le conducteur. 

Le B2V analyse les réactions du cerveau selon différents scénarii de conduite. Dans un virage, un freinage, ou toute autre action similaire, le système est capable de prédire la décision du conducteur et de gagner quelques secondes précieuses, tout en améliorant sa conduite générale. Comme le montre la vidéo ci-dessous, Nissan a conçu des appareils de mesure et différents algorithmes pour enregistrer et interpréter ces informations en temps réel. 

Selon Lucian Gheorghe, chercheur au Nissan Research Center au Japon, "les systèmes seront capables de dire à un véhicule autonome que le conducteur va tourner dans les prochaines 300 millisecondes. Nous pouvons ensuite utiliser cette fenêtre temporelle pour améliorer l’exécution du mouvement, en synchronisant les systèmes d’assistance à la conduite avec l’action du conducteur. Ainsi, vous aurez toujours la sensation de contrôler parfaitement votre véhicule sur une route sinueuse."
 

En mode 100% autonome, la technologie B2V sera capable d'évaluer l'inconfort du conducteur et d'adapter le style de conduite du véhicule. "Quand les gens pensent conduite autonome, ils ont une vision d’un futur très impersonnel, où les humains cèdent le contrôle à des machines. La technologie B2V fait le contraire, en utilisant les signaux du cerveau pour rendre la conduite plus excitante et plaisante", déclare Daniele Schillaci, vice-président de Nissan. Concrètement, comme l'explique Lucian Gheorghe, "en utilisant la réalité augmentée pour modifier ce que voit le conducteur, on peut créer un environnement plus relaxant. En observant une certaine zone de notre cerveau, nous pouvons voir ces pics d’activité très particuliers qui se produisent chaque fois que le conducteur est surpris par un événement. Nous décodons aujourd’hui ces pics en temps réel et intégrons les données dans le système de conduite autonome pour améliorer la manière dont celui-ci réagit. Ainsi, tout écart, même petit, par rapport au comportement que vous attendez du véhicule peut être corrigé, et vous vivrez une expérience de conduite autonome beaucoup plus agréable. "

Le prototype, qui sera présenté lors du CES, possède énormément de câbles et de capteurs, mais à terme, Nissan envisage une détection des ondes cérébrales à distance, permettant de débuter l'analyse dès l'entrée dans le véhicule.