La Commission européenne s'intéresse de nouveau au chargeur universel

La Commission européenne s’intéresse de nouveau au chargeur universel
La Commission européenne s’intéresse de nouveau au chargeur universel - © baloon111 - Getty Images/iStockphoto

La question d’un chargeur de smartphone universel est devenue au fil des années un marronnier, que l’on revisite de temps à autre pour indiquer les rares avancées réalisées par les fabricants. Mais cette fois, la Commission souhaite reprendre le dossier en main.

Margrethe Vestager, la commissaire en charge de la concurrence, n’y va pas par quatre chemins : "Compte tenu des progrès insatisfaisants de cette approche volontaire, la Commission lancera prochainement une étude d’impact pour évaluer les coûts et les avantages de différentes autres options." Autrement dit, les constructeurs ont eu, depuis 2009, largement le temps de s’entendre sur une solution unique. Et puisque chacun y va de son port différent (USB-C, micro-USB, port Lightning chez Apple, etc.), la Commission souhaite intervenir une fois encore. Avec qui sait, à terme, une loi obligeant les fabricants à adopter le chargeur universel. 

L’année prochaine, cela fera dix ans qu’un protocole d’accord a été signé entre 14 fabricants de smartphones (Apple, Nokia, Samsung, LG, Sony Ericsson…). Le port choisi était le micro-USB, avec un lancement prévu pour 2011. Six ans plus tard, Apple est passé de son port propriétaire à 30 broches vers… le port Lightning (toujours utilisé à l’heure actuelle) et certains fabricants sont passés à l’USB-C. Quant aux accords signés, ils ont été renouvelés en 2012, 2013, 2014 et 2017, avec à chaque fois quelques signataires en moins. 

Au-delà de la facilité de n’avoir qu’un seul type de chargeur pour plusieurs appareils, voire d’éviter de dépenser des fortunes dans des câbles homologués (comme c’est le cas chez Apple, avec des câbles qui peuvent coûter très cher), c’est avant tout la réduction du volume de déchet qui est importante. En 2009, date à laquelle le premier accord a été signé, la Commission européenne déplorait 51 000 tonnes de déchets par an, rien qu’en chargeurs.