L'Organisation mondiale de la santé reconnaît officiellement le trouble du jeu vidéo comme une maladie

L'Organisation mondiale de la santé reconnaît officiellement le trouble du jeu vidéo comme une maladie
L'Organisation mondiale de la santé reconnaît officiellement le trouble du jeu vidéo comme une maladie - © Alexander Andrews

À l'occasion de la onzième révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11), les experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont reconnu officiellement l'addiction aux jeux vidéo comme une maladie.

Le trouble du jeu vidéo entrera en vigueur le 1er janvier 2022 et a été défini comme "un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables."

L'OMS précise que "pour que ce trouble soit diagnostiqué en tant que tel, le comportement doit être d’une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d’autres domaines importants du fonctionnement, et en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois." 

L'addiction aux jeux vidéo sera classée comme un "trouble dû à un comportement addictif". Ce qui n'a pas tardé de faire réagir l'Entertainment Software Association (ESA), dont le but est de soutenir l'industrie du jeu vidéo."L’industrie mondiale du jeu vidéo, composée de représentants de l’Europe, des États-Unis, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud et du Brésil, a invité aujourd'hui les États membres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à réexaminer sa décision d'inclure "le trouble du jeu vidéo" dans la onzième édition de la Classification internationale des maladies (CIM-11). L’OMS est une organisation estimée et ses directives doivent reposer sur des examens réguliers, complets et transparents, appuyés par des experts indépendants. Le "trouble du jeu vidéo" n’est pas basé sur des preuves suffisamment solides pour justifier son inclusion dans l’un des plus importants outils d’établissement de normes de l’OMS".