L'opérateur Join cesse ses activités en Belgique : deux éléments qui montrent qu'il était en avance sur son temps

Après quatre ans, l'opérateur Join arrête ses activités en Belgique…
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Après quatre ans, l'opérateur Join arrête ses activités en Belgique… - © Tous droits réservés

Depuis ce 1er août, l’opérateur mobile virtuel luxembourgeois Join a cessé de commercialiser ses offres en Belgique. Il recommande au client de basculer sur le réseau de Base avant le 1er décembre, date à laquelle les services seront définitivement arrêtés.

Cela fait presque quatre ans que Join avait débarqué chez nous. Cet acteur luxembourgeois était ce qu’on appelle un opérateur virtuel (un MVNO, dans le jargon des télécommunications). Cela signifie qu’il utilisait une partie de l’infrastructure d’un autre opérateur, notamment les antennes, pour fournir ses services. Dans le cas présent, c’est Base, propriété de Telenet, qui assurait la disponibilité des services de Join.

Cet opérateur virtuel (comme il en existe beaucoup chez nous : Voomobile, Mobile Vikings, Lycamobile…) a été à l’origine d’offres originales qui se sont ensuite généralisées par la suite chez ses concurrents.

Un avant-goût de la fin du roaming

Lors de son lancement en 2014, Join mettait en avant la suppression du roaming entre la Belgique et le Luxembourg dans ses offres « BELUX ». Ces offres permettaient également de regrouper sur une même carte SIM un numéro belge et un numéro luxembourgeois. Pratique si l’on fait souvent des allers-retours entre Royaume et Grand-Duché.

Seulement voilà, l’Union européenne a décidé de mettre fin au roaming le 15 juin 2017 dans l’ensemble des États membres. Scarlet et Orange avaient été les premiers à suivre le chemin déjà plus ou moins emprunté par Join avant que tous les opérateurs ne suppriment définitivement le surcoût.

La 4G pour toute la maison

Join permettait à toute personne qui voulait relier sa maison à Internet à haut débit, mais qui ne bénéficiait pas d’une ligne fixe de qualité suffisante, d’y accéder quand même. Pour ce faire, l’opérateur commercialisait des offres « Internet@Home » qui, grâce à un modem FRITZBox rebaptisé Wiizbox, permettaient de transformer le réseau 4G de l’opérateur en réseau Wi-Fi et Ethernet pour la maison.

Depuis lors, Mobistar, devenu Orange, avait également décidé d’occuper le créneau en lançant une offre similaire, nommée « Easy Internet @Home ». Orange, comme Base et Proximus, commercialisent aussi des solutions plus légères, baptisées Mi-Fi, qui permettent de créer un réseau Wi-Fi en mobilité pour quelques appareils. Proximus, Voo et Telenet, quand leur réseau et leur disponibilité suivent, mettent également en avant leur hotspots Wi-Fi.

Et au Luxembourg ?

Côté luxembourgeois, l’opérateur poursuit ses activités. Le capital de Join est détenu à un peu plus des deux tiers par POST Luxembourg, l’opérateur historique au Grand-Duché. En mai dernier, POST avait estimé le nombre de clients belges et luxembourgeois de Join à 50 000.

Côté belge, Join encourage ses abonnés à se rediriger vers Base, opérateur dont il louait les infrastructures pour proposer ses services : « JOIN vous enverra dans les prochains jours un email ou un courrier personnalisé reprenant tous les détails de l’offre la plus avantageuse de BASE qui correspond à votre plan actuel. »