Journée de la protection des données : comment vous protéger au mieux

Ce jeudi 28 janvier marque le 15e anniversaire de la Journée de la protection des données. Établie par le Conseil de l’Europe, la journée vise entre autres à mettre en avant les droits à la protection des données et le respect de la vie privée.

Quoi de mieux donc pour revoir les bases et s’assurer que vos données en ligne sont protégées au mieux.


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Utilisez un VPN

Pour plus de sécurité, vous pouvez vous tourner vers un VPN. Soit un réseau privé virtuel, qui permet de masquer votre activité en ligne. Le plus souvent utilisé pour surfer sur des sites géobloqués (comme profiter du catalogue américain de Netflix, par exemple), le VPN est également très utile lorsque vous surfez en public (comme sur un Wifi public), ou tout endroit où votre connexion n’est pas sécurisée.

L’offre en matière de VPN est très large, mais les solutions de NordVPN, ExpressVPN, BetterNet ou TunnelBear sont parmi les plus populaires. En plus de Google qui a lancé son propre VPN et l’inclut dans l’offre Google One. En installant leur application sur votre ordinateur, mais également sur votre smartphone ou tablette, vous augmentez vos chances de surfer en toute tranquillité.

Vérifiez ce que les applications récoltent comme données

Depuis l’arrivée d’iOS 14, Apple exige de la part des développeurs des fiches de confidentialité, qui indiquent aux utilisateurs ce que leur application récolte comme informations à leur sujet. C’est un bon moyen de voir tout ce qu’une application sait de vous. On vous conseille particulièrement les fiches de Facebook et Twitter, qui sont très, très longues.

En vous rendant dans les réglages de votre appareil, vous pourrez modifier ce que l’application peut récolter comme informations. Ces options sont disponibles sur iOS et Android. Vous pourrez ainsi refuser de partager votre localisation, ou bloquer l’accès à votre photothèque, par exemple.


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Contrôlez vos paramètres de confidentialité

Depuis quelque temps, de plus en plus de plateformes offrent des outils qui permettent de contrôler qui peut voir ce que vous partagez et la façon dont vos informations sont utilisées. C’est notamment le cas de Facebook, et ce depuis le mois de janvier 2020. Tout est expliqué en détail sur cette page.

Facebook n’est pas le seul site à proposer ce genre d’outil. Google dispose également d’une page baptisée “Mon activité Google” qui permet de voir et de contrôler ce que le géant du web sait de vous.

Évitez de créer des comptes via Facebook ou Google

Le business de Facebook et Google, c’est la publicité. Tout le monde le sait. Pourtant, par souci de facilité, nous sommes encore trop nombreux à nous connecter en un clic via un compte Facebook ou Google. Résultat, ces deux plateformes récoltent encore plus d’informations à notre sujet, sur des sites qui ne devraient pas les concerner.

Mieux vaut prendre son temps et créer un compte à l’ancienne, c’est-à-dire avec un email et un mot de passe. Cela ne vous protégera pas à 100% (il y a de grandes chances que votre email soit hébergé par Gmail qui appartient à Google), mais c’est un premier pas.

Tournez-vous vers des alternatives plus respectueuses de vos données

Se passer de Google est certes difficile, mais il existe des alternatives telles que DuckDuckGo qui permettent de chercher des informations en ligne sans être constamment espionné.

Du côté des messageries, Signal et Telegram ne surveillent pas l’activité de ses utilisateurs comme peuvent le faire Messenger ou WhatsApp. Pareil pour les navigateurs Chromium ou Brave.


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Apple est également réputé pour son respect de la vie privée de ses clients. Ses mesures, notamment via Safari ou Siri, sont détaillées par ici. Cela ne veut pas dire qu’Android est moins sécurisé, mais certains constructeurs, qui placent leur propre surcouche au-dessus de l’OS de Google, sont parfois moins regardants.