Haine en ligne : fermeture de la chaîne YouTube d'un extrémiste autrichien

Tous les réseaux sociaux, en particulier Facebook, affrontent une pression inédite pour sévir contre les publications racistes ou haineuses sur leurs plateformes.
Tous les réseaux sociaux, en particulier Facebook, affrontent une pression inédite pour sévir contre les publications racistes ou haineuses sur leurs plateformes. - © LIONEL BONAVENTURE/AFP

La chaîne YouTube du chef du groupuscule identitaire autrichien a été fermée par le géant des vidéos en ligne, a indiqué Google Autriche, une semaine après la suppression du compte Twitter de ce militant d'extrême droite.

Martin Sellner est le chef de cette organisation (IBÖ) décrite par les services de renseignement autrichiens comme "des agents de l'extrême droite moderne".

Twitter avait débranché son compte la semaine dernière pour infraction aux règles sur les contenus haineux. Les comptes Facebook et Instagram de cet activiste de 31 ans avaient été suspendus en 2018.

"Google/YouTube confirment que les chaînes de Martin Sellner ont été supprimées, conformément à nos politiques en matière de discours de haine", a déclaré Google dans un communiqué.

Les réseaux sociaux sous la pression des antiracistes

Les militants d'extrême droite du mouvement identitaire promeuvent sur les réseaux sociaux, et à travers des actions coup de poing, des thèses racistes affirmant la suprématie des populations "blanches" sur les autres groupes humains.

L'année dernière, Martin Sellner avait reconnu avoir reçu un don de 1.500 euros de la part de Brenton Tarrant, l'Australien qui a massacré 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande le 15 mars 2019, affirmant toutefois ne pas le connaître personnellement.

Plusieurs membres de l'IBÖ avaient été poursuivis en 2018 pour "constitution d'une organisation criminelle" et "diffusion d'une idéologie raciste" mais avaient été relaxés par la justice autrichienne.

Tous les réseaux sociaux, en particulier Facebook, affrontent une pression inédite pour sévir contre les publications racistes ou haineuses sur leurs plateformes. Un vaste boycott publicitaire visant Facebook a conduit des centaines de marques internationales à suspendre leurs achats de publicités sur le réseau social au 1,73 milliard d'utilisateurs quotidiens.