Fake News : Facebook choisit l’AFP comme troisième partenaire indépendant de “fact checking” en Belgique

Le réseau social annonce que l’Agence France Presse devient le troisième partenaire indépendant de “fact checking” en Belgique après DPA et Knack. L’agence sera en charge de vérifier le contenu en français, mais également en néerlandais, publié sur la plateforme de Mark Zuckerberg, aux côtés du personnel belge.

Un service plus que nécessaire

Facebook déclare que l’impact des “fact checkers” est réel, surtout lors de la crise du Covid-19. Sur la période d’avril/mai 2020, le réseau social a pu épingler près de 90 millions de messages : “des alertes signalaient aux lecteurs que des messages contenaient des informations erronées sur le coronavirus et les renvoyaient aux informations officielles des autorités sanitaires. Facebook a constaté que ces alertes étaient extrêmement bénéfiques puisque dans 95% des cas, les utilisateurs n’ont pas cliqué sur les liens des informations erronées”, explique la firme de Menlo Park

L’AFP était déjà partenaire dans plusieurs pays. Son arrivée en Belgique est une nouvelle étape, dont se réjouit Christine Buhagiar, Directrice Région Europe de l’agence de presse : “Nous nous réjouissons de la poursuite de notre collaboration internationale avec Facebook dans la lutte contre les fausses informations en Belgique. Cette nouvelle collaboration met en évidence l’importance du rôle de l’AFP dans ce domaine. Avec près de 90 journalistes spécialisés dans 37 pays, l’AFP jouit du plus grand réseau de journalistes au monde dédié à l’investigation numérique et la vérification des fausses informations qui circulent en ligne.“

Une stratégie en trois volets

Le travail de Facebook avec les partenaires de “fact checking” certifiés du réseau indépendant “International Fact-Checking Network” fait partie de la stratégie en trois volets de Facebook visant à améliorer la qualité et l’authenticité des messages postés sur le réseau.

  1. Facebook supprime les comptes et les contenus qui mettent en danger de manière physique et imminente les personnes (comme la fausse information sur l’eau de javel), ou qui enfreignent ses standards de la communauté ou sa politique publicitaire.

  2. Pour les contenus qui n’entraînent pas directement de dommages physiques, comme les théories complotistes, Facebook a réduit la diffusion afin que ces messages ne soient lus que par un nombre extrêmement restreint de personnes. C’est également le domaine dans lequel Facebook travaille avec des vérificateurs de faits indépendants tels que l’AFP, Knack et la DPA. Lorsqu’un vérificateur de faits qualifie une information de fausse, Facebook l’affiche plus bas dans le fil d’actualité et moins de personnes la voient afin d’éviter que le contenu ne se répande largement. Les pages et les domaines qui diffusent régulièrement de fausses nouvelles verront leur diffusion diminuer et seront empêchés de gagner de l’argent et de faire de la publicité.

  3. Lorsque les personnes chargées de vérifier les faits jugent qu’un contenu est faux, Facebook non seulement réduit la diffusion, mais informe également les gens en leur donnant plus de contexte, par exemple en envoyant des notifications aux personnes qui ont partagé le contenu pour leur faire savoir qu’il a été jugé faux et qu’un avis a été ajouté à leur message.

Une présence à travers le monde

Actuellement, Facebook compte plus de 70 partenaires à travers le monde qui vérifient des contenus dans plus de 50 langues. L’entreprise continue en outre à investir dans des moyens afin de décupler ses efforts en la matière.

Nous sommes heureux de pouvoir renforcer notre programme de “fact checking” en Belgique grâce à l’AFP”, déclare Guido Buelow, Strategic Partner Development Manager chez Facebook. “Nous considérons que la diffusion d’informations trompeuses ou incorrectes est l’une de nos plus grandes responsabilités. C’est pourquoi nous continuons à investir dans des moyens nous permettant de les éradiquer de notre plateforme. Pour vérifier correctement des faits, il faut bien connaître le terrain. C’est pourquoi nous sommes très heureux de pouvoir compter sur l’expertise et le savoir-faire de la section belge de l’AFP.