Facebook, Apple et Spotify suspendent les activités d'un théoricien du complot aux États-Unis

Facebook, Apple et Spotify suspendent les activités d'un théoricien du complot aux États-Unis
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Facebook, Apple et Spotify suspendent les activités d'un théoricien du complot aux États-Unis - © Tous droits réservés

La question de la gestion du contenu présent sur des plateformes comme Facebook, YouTube ou encore Spotify a été relancée très récemment avec le cas d’Alex Jones.

Ce podcasteur, bien connu outre-Atlantique, est très prolifique : il réalise un podcast The Alex Jones Show de presque quatre heures chaque jour, alimente une page Facebook baptisée InfoWars et possède également un compte YouTube et un compte Twitter.

Pour beaucoup, il est considéré comme un théoricien du complot propageant de fausses informations et tenant un discours d’extrême droite. En 2012, lorsqu’un jeune homme avait tué 20 enfants et sept adultes dans une école de Sandy Hook avant de se donner la mort, Alex Jones affirmait qu’il s’agissait, selon lui, d’une mise en scène.

Spotify vs Apple: deux poids, deux mesures

Fin juillet, le podcasteur Jared Holt a tweeté que Spotify avait commencé à héberger The Alex Jones Show sur son service de podcasting alors qu’il précise qu’il est « extrêmement difficile d’avoir son podcast hébergé sur Spotify ». En réponse à son tweet, on trouve des dizaines d’abonnés Spotify demandant la suppression du podcast de la plateforme sous menace de supprimer leur propre compte.

Après quelques jours de silence radio, Spotify a réagi et a d'abord retiré de son catalogue quelques épisodes sous motif qu’ils étaient « en violation avec notre politique contre les discours de haine ». L’occasion pour Spotify de rappeler qu’ils prennent « très au sérieux les signalements de haine et nous analysons tous les épisodes de podcasts qui ont été signalés par notre communauté. » Il semblerait que Spotify ait finalement décidé de retirer l'entièreté du podcast depuis.

De son côté, Apple a été plus catégorique en supprimant d’emblée l’ensemble des podcasts produit par Alex Jones. « Apple ne tolère pas les discours de haine et nous avons des règles très strictes que les créateurs doivent suivre », a-t-elle communiqué.

Ce n'est pas une première…

Début juillet, Facebook répondait à un tweet interpellant déjà le réseau social sur le cas d’InfoWars. Réponse de Facebook : bannir ces pages ne semble pas être la bonne option, et ce, au nom de la liberté d’expression.

Entretemps, le réseau social s’est ravisé et indique dans un communiqué publié ce matin qu’un certain nombre de signalements avaient été reçus à propos de contenus publiés par Alex Jones. Certaines vidéos ont été retirées avant que Facebook ne décide en fin de compte de dépublier ses pages, car elles « contrevenaient aux Standards de la Communauté ».

YouTube a quant à lui supprimé quatre de ses vidéos et a interdit Alex Jones à diffuser en direct sur la plateforme pendant 90 jours.