En Inde, le combat de WhatsApp contre les fake news passe par la publicité

En Inde, le combat de WhatsApp contre les fake news passe par la publicité
En Inde, le combat de WhatsApp contre les fake news passe par la publicité - © Tous droits réservés

Il n’y a pas que sur Facebook et Twitter que les fake news prolifèrent. En Inde, WhatsApp en fait également les frais. Récemment, un appel au lynchage lancé sur la messagerie a coûté la vie à 12 personnes.

Suite à cet événement tragique (un message ciblait plusieurs personnes faussement accusées de trafic d’enfants), Facebook, qui possède WhatsApp, a logiquement décidé de réagir. Cette semaine, le groupe américain a acheté une pleine page dans plusieurs quotidiens indiens, implorant les utilisateurs de vérifier les informations qu’ils recevaient via l’application. 

La publicité offre 10 conseils pour détecter une fake news :

  • Comprenez quand un message est forwardé. C’est-à-dire comprendre quand un message est partagé en un clic, sans en connaître l’auteur. 
  • Questionnez les informations qui vous contrarient. Si vous estimez que le message a été envoyé dans ce but précis, c’est que l’information ne mérite pas d’être repartagée. 
  • Vérifiez les informations qui semblent incroyables. Si ça a l’air trop beau pour être vrai, c’est souvent faux. 
  • Faites attention aux messages qui ont l’air différents. Les fake news peuvent être mal orthographiées. 
  • Prenez garde aux photos et aux vidéos. Il est facile de truquer une photo ou une vidéo. Parfois, elles sont vraies mais n’ont pas de lien avec l’information relayée. 
  • Vérifiez les liens. La rumeur a pu être publiée sur une copie d’un site existant. 
  • Combinez les sources. Cette info est-elle relayée par d’autres médias ?
  • Réfléchissez avant de partager. Si vous n’êtes pas certain de votre source, pensez-y a deux fois avant de partager. 
  • Vous pouvez contrôler ce que vous lisez. WhatsApp permet de bloquer des numéros ou de quitter facilement des groupes. 
  • Les fake news deviennent souvent virales. Ce n’est pas parce que vous avez reçu plusieurs fois une info qu’elle est vraie. 

Facebook avait déjà payé pour une pleine page lors du scandale Cambridge Analytica, mais c’est la première fois que cette méthode est utilisée par l’entreprise pour combattre les fake news. Reste à savoir si cela sera suffisant et répondra aux attentes de Ravi Shankar Prasad, le ministre en charge des télécommunications, qui avait demandé à WhatsApp de "travailler sur la sécurité de son service."

Vous pouvez retrouver l’annonce ci dessous.