Demain sur la route, des camions tout électriques ou à hydrogène selon les besoins

Différentes options pour les courtes et longues distances

Sur les courtes distances, les batteries électriques seraient le meilleur choix possible tandis que sur des trajets plus longs ce serait la pile à combustible, donc une solution à base d’hydrogène, qui serait privilégiée.

Daimler vient de clarifier sa stratégie concernant l’électrification de ses futurs camions, autour de deux grandes technologies : le tout électrique et l’hydrogène. En résumé, la batterie électrique sera privilégiée pour les camions à faibles tonnages et pour des distances relativement courtes. De son côté, la pile à combustible sera étudiée en option pour tout ce qui concernera les charges lourdes et les plus longues distances.

 

Premier camion 100% électrique de Mercedes

Le Mercedes eActros sera ainsi le premier camion 100% électrique du groupe allemand, avec une production qui doit débuter dès 2021. Il s’agira de machines dotées d’une batterie électrique offrant jusqu’à environ 200 km d’autonomie avec une seule charge. Une version avec une plus grande autonomie, environ 500 km, l’eActros LongHaul, devrait être produite ultérieurement, à partir de 2024. Quant à son pendant conçu spécialement pour les villes, à destination des municipalités, l’eEconic, sa production est prévue pour 2022.

Pour les plus longs trajets, Daimler envisage de produire un camion fonctionnant à l’hydrogène, à l’aide de deux piles à combustible. Dans l’immédiat, Daimler se contente d’un concept, sur le papier, baptisé Mercedes GenH2. il préfigure cependant un futur modèle au sein duquel l’hydrogène sera stocké sous forme liquéfiée, refroidi à -253 degrés. Daimler annonce une autonomie exceptionnelle de 1000 kilomètres avec un seul plein pour ce camion. Un premier prototype prendra la route en 2023 avant une version de série attendue sur les routes d’ici la fin de la décennie.

Avec ce programme ambitieux, Daimler promet donc d’ici une dizaine d’années de développer en Europe des modes de transport bien plus respectueux de l’environnement, sans émissions de CO2.