Le Prince George va suivre des cours de danse classique et on trouve ça magnifique

Le Prince George va suivre des cours de danse classique et on trouve ça magnifique
Le Prince George va suivre des cours de danse classique et on trouve ça magnifique - © PETER NICHOLLS - AFP

On dit souvent que l’exemple vient d’en haut. Ce n’est pas toujours vrai et pas toujours positif mais cette fois-ci, on applaudit des deux mains (parce que d’une seule, ce serait compliqué).

Si les hautes sphères royales n’ont pas peur de s’adapter aux changements de la société alors peut-être que le monde bouge vraiment.

L’époque de l’hyper masculinité imposée aux enfants, celle des cartables bleus pour les garçons et roses pour les filles, celle des costumes de Spiderman contre ceux de la Reine de Neiges, cette époque de différenciation extrême des genres est révolue ! Enfin, pas encore tout à fait mais on y arrive doucement. On en veut pour preuve, l’amour du petit Prince pour l’activité offerte par son école : des cours de ballet.

La partie un peu moins enchanteresse de cette histoire est la réaction d’une présentatrice américaine (une femme, oui) de la célèbre émission "Good Morning America" : "Le prince William dit que le prince George adore le ballet… J’ai une annonce pour vous, prince William, voyons combien de temps ça va durer !". Une réaction sexiste et presque simplement méchante à l’égard d’un petit garçon de six ans qui a des étoiles dans les yeux en voyant les tutus, des pas de bourrée et autres entrechats sur une scène illuminée.

La présentatrice s’est excusée et aurait même envoyé un message personnel d’encouragement au prince George. Mais le mal est fait et sa réaction à vif traduit une idée reçue encore malheureusement généralement partagée : les garçons au foot et, s’ils veulent danser, ce ne sont pas de vrais hommes.

Réponse cinglante de la part du milieu de la dance : lundi, 300 danseurs new-yorkais se sont réunis à Times Square et ont exprimé leur soutien au Prince George. On espère qu'il prendra plaisir à faire des pointes (même si ça fait mal aux pieds) et qu'il ne se laissera pas intimider.

Je suis tellement fier de voir ce soutien de la part des danseurs, qui se soulèvent ensemble pour un sujet si important. J’ai failli ne pas me mettre à la danse quand j’étais petit – je me disais toujours que ‘la danse, c’est pour les filles’. Il a fallu deux ans pour que mes parents arrivent à me convaincre et je suis ravi d’avoir sauté le pas. J’espère que la prochaine génération de garçons n’aura pas à faire face à ce genre d’intimidation que beaucoup d’entre nous ont à affronter.